août 2018

Le privé investit dans le haut de gamme

Par Frida DAHMANI
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Maisons d’hôtes, rues aménagées dans la médina, hôtels cinq étoiles en bord de mer… Les investisseurs vont à contrecourant, misent sur des structures à taille humaine, y croient, et ça marche. La rue Dar El Jeld, entre restaurant étoilé, hôtel de charme, galerie de peinture et atelier d’artisanat haut de gamme, est un parcours tout en raffinement qui doit à l’investissement privé, dont celui de la famille Abdelkefi qui s’implique dans la préservation de la médina de Tunis. Les précurseurs, comme les promoteurs de l’hôtel The Residence Tunis sur les côtes de Carthage, cartonnent et font le plein parce qu’ils offrent, dans Tunis, un service et un cadre exceptionnels. « En réalité, nous ne sommes associés à aucune stratégie », déplore Sabri Oueslati, président d’Edhiafa, association tunisienne des maisons d’hôtes créée en 2011, et promoteur de Dar Sabri à Nabeul. Ce tourisme alternatif qui propose des hébergements sur tout le territoire est très prisé par les Tunisiens, mais peine à trouver ses marques auprès d’une clientèle étrangère, faute de l’ouverture du ciel. « Nous misons sur les week-ends ; le reste de la semaine et en été, les visiteurs sont rares au Kef », précise la propriétaire de la maison d’hôtes Dar Boumakhlouf. Ce n’est pas le cas des unités hôtelières de luxe : le Four Seasons, la plus grande unité en Méditerranée au label de la chaîne, et le Mövenpick Hotel Gammarth Tunis font dans le luxe et misent sur une qualité de service irréprochable ainsi qu’un cadre intemporel extrêmement raffiné. Dans ces espaces de charme, le client devient un hôte privilégié, dont les exigences sont satisfaites. Une formule qui fidélise une clientèle prête à payer pour l’exception.
 
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