avril 2018

Maître Gims remonte sur le tatami

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Déjà fort de 4 millions d’albums vendus, le rappeur propose un nouveau BEST-SELLER, le double album Ceinture noire. Le combat ne fait que commencer…
 
« VIENS t’en prendre à moi directement, je suis 19 avenue de Barbès, je me mets en warning », répondait-il au hacker de son compte Twitter au début du mois de mars dernier, quand un petit malin en avait profité pour livrer deux morceaux inédits sur Internet… Qu’on se le tienne pour dit, Maître Gims a beau être populaire – « J’suis l’pont entre Young Thug et Georges Moustaki / Le Noir le plus aimé du Central Massif » chante-t-il sur son duo avec Orelsan, l’hilarant « Christophe » –, il a gardé toute sa verve. En témoignent les sémillants « Caméléon », « Mi Gna » ou « Loup Garou », points d’orgue d’un double album dont la volonté d’éclectisme reste fidèle aux habitudes de Gims.
Une variété des styles, donc. Non seulement quant à la structure sonore, entre pop mainstream, rap énervé, musique orientale ou africaine et même trap, mais aussi concernant les featurings, de Hayko à Vianney en passant par Sofiane. L’album se décline en trois versions fortes de titres inédits : « 1er Dan », « 2e Dan » et « 3e Dan ». Logique, pour un disque qui s’appelle Ceinture noire… De quoi affirmer un haut niveau, certes, et le chemin parcouru depuis sans naissance à Kinshasa il y a bientôt 32 ans, sous le nom de Gandhi Djuna. Une enfance précaire et une adolescence passée à errer sans but, à flirter avec le danger, sans autre possibilité de sortir de la pauvreté que la musique. Dès 2010 et le premier album de Sexion d’Assaut, Maître Gims a trouvé sa voie et un cercle de fidèles sans cesse grandissant, qui le suit même lorsqu’il se lance en solo, avec Subliminal, en 2013. Des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, de Facebook à Instagram, plus d’un milliard de vues sur sa chaîne YouTube, le chanteur est au top de sa gloire mais ne semble toujours pas vouloir se reposer sur ses acquis. Tant mieux pour son public, qui n’est pas près de le lâcher.
 
par Sophie Rosemont

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