août 2017

NOS PATRIOTES

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Dix ans après Indigènes de Rachid Bouchareb, voici une nouvelle mise en lumière de la participation des troupes coloniales à la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes cette fois au début du conflit, en 1940. Addi Bâ, jeune Guinéen prisonnier des Allemands, s’évade et se cache dans les Vosges avec la complicité de quelques villageois. Et même si certains ont du mal avec sa couleur de peau, il va participer activement à la formation du premier « maquis » de résistants dans l’est de la France.

Une histoire vraie, un fait d’armes méconnu, illustré de façon assez scolaire mais très honnête, avec au passage un bel hommage au 12e bataillon des « tirailleurs sénégalais » qui s’était illustré dans la Meuse. Adapté du Terroriste noir (c’est ainsi que les nazis qualifiaient le fuyard) de Tierno Monénembo, le film est porté par Marc Zinga, comédien belge (natif du Haut-Katanga, en RDC) qui aligne les films en tête d’affiche depuis Qu’Allah bénisse la France, d’Abd Al Malik, puis Bienvenue à Marly-Gomont avec Aïssa Maïga. Le trentenaire bruxellois a aussi été vu chez les frères Dardenne et en méchant dans le dernier James Bond… Dans Nos patriotes, il a su se glisser dans la peau de ce tirailleur héroïque et particulièrement courageux, mais loin d’être parfait. Une ambivalence très bien incarnée.

« J’ai voulu faire ce métier depuis mon enfance et ce projet m’a donné l’occasion d’approfondir mon travail en termes de composition du personnage, explique-t-il. Celui-ci constituait un défi mis au service d’une histoire qui me touche profondément. » Le message passe très bien dans les yeux et le jeu de Marc Zinga

 

Par Jean-Marie Chazeau

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