avril 2016
Photographie

SEYDOU KEÏTA, TÉMOIN DE SON TEMPS

Par Loraine Adam
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AVEC CET HOMMAGE au père de la photographie africaine et immense portraitiste malien, le célèbre musée parisien salue la mémoire d’un témoin privilégié de la volonté de modernité de la jeunesse d’Afrique de l’Ouest. Dans la cour de sa maison, de 1948 à 1962, à la lumière naturelle et une seule prise, cet autodidacte né en 1921 à Bamako et disparu en 2001, embellissait quotidiennement une quarantaine de modèles. Il mettait à disposition cravates, nœuds papillon ou chapeaux, ainsi que montres, gourmettes, postes de radio ou scooter. Les hommes, souvent vêtus à l’européenne, posaient seuls, en couple, en famille ou entre amis. Les femmes portaient des boubous, des robes-camisoles ou des marinières à motifs et voyaient parfois leurs bijoux colorisés. « You’re beautiful like that », disait-il à chacun. De l’indépendance du Mali en 1960 à sa retraite en 1977, Keïta sera le photographe officiel du gouvernement, mais les clichés de cette période ne sont pas visibles pour le grand public. D’où une connaissance malheureusement parcellaire de l’œuvre en noir et blanc de celui qui reste considéré comme l’un des plus grands photographes de la seconde moitié du XXe siècle. L.A.Grand Palais jusqu’au 11 juillet 2016. grandpalais.fr

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