octobre 2016

SUR UN AIR DE POLLUTION…

Par Emmanuelle PONTIÉ
Partage

À l ’heure du second grandraout sur l’environnement àMarrakech, on reste un peu perplexequand on parle d’Afrique.Elle doit réduire ses émanationspolluantes.

OK. Elle doit imposerles sacs en papier, cesser la déforestation avec lacoupe intempestive du bois de chauffe, recycler sesordures, faire du compost, se mettre aux énergiesrenouvelables, etc. Et, normal, les États demandentdes sous pour tout ça, qui coûte les yeux de la tête.Mais les participants à ces grandes réunions internationalessavent-ils comment ça se passe dansles quartiers ?

Et comment les questions vertes etpures sont le cadet des soucis de la ménagère desquartiers de New Bell à Douala, de Yolo Nord ouSud à Kinshasa ou de Lalala À Droite ou À Gaucheà Libreville ?

La plupart des habitants, oubliés desramassages, jettent leurs ordures dans un caniveauou un terrain vague derrière leur masure. Ils empruntent des taxis ou des bus collectifs quilâchent des nuages noirs de fumée au détour deroutes cabossées. L’eau potable est pratiquementinexistante. La liste est interminable…

En villecomme à la campagne, le manque de moyens est sicriard que l’on se préoccupe d’abord de nourrir sesmômes et d’acheter des comprimés à l’unité quandils sont malades. Alors, la COP, les COP, c’est loin,loin, très loin…

L’enjeu environnemental passe bienaprès les questions urgentes de développement.L’un n’ira pas sans l’autre. Et les États ont beauréclamer des fonds pour ne pas voir le lac Tchadmourir ou leur bétail s’empoisonner en avalant dessachets plastifiés, leurs gouvernements font toutle contraire au quotidien. Les questions d’environnementsont reléguées dans un pauvre ministèredoté de peanuts. Le pétrole roi ne cède pas la place

Partage
À lire aussi dans LES IDÉES
LES IDÉES TOURNONS LE DOS À DONALD
LES IDÉES Les deux princes
LES IDÉES De l'art Dare-Daré !
LES IDÉES Mon cher Jean-Karim

Suivez-nous