avril 2017
Harem, l'Orient amoureux

Un fantasme occidental

Par Zyad LIMAM
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L’Orient fascine les artistes européens du XIXe siècle. L’expédition d’Égypte de Bonaparte, la prise d’Alger, les combats puis l’amitié d’Abd el-Kader avec Napoléon III, furent autant d’étapes pour que l’imaginaire arabo-oriental envahisse la production artistique française et européenne. Au cœur de cette fascination, le harem, « cité interdite » du tabou et de la tentation. Lieu tenu secret où sont réunies des femmes soumises au plaisir du sultan. Les hommes du siècle ne cessent de rêver de cet Orient lascif, caricatural, érogène.
 
À ses femmes aux regards perdus derrière les voiles, pourtant prisonnières ou esclaves. L’orientalisme cherche à représenter ces scènes, des œuvres qui servent de prétexte pour dessiner des corps alanguis de femmes nues, représentations érotiques qui ne sont guère tolérées à l’époque. L’ouvrage est le témoignage de ce regard occidental où la réalité quotidienne disparaît derrière le fantasme. Il présente de multiples œuvres (peinture, gravure, lithographie, dessin), dont une grande partie est issue du Victoria & Albert Museum. 
 
Les textes agréablement courts, de Valentine Gallet, sont traduits en cinq langues.
 

« Harem, l’orient amoureux »
 
Valentine Gallet, Place des Victoires, 320 p., 29,95 €.

 

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