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La Bourse de Johannesbourg. SHUTTERSTOCK

L’année 2020, très incertaine, risque de peser lourd sur les places du continent. Braderie à la Bourse de Johannesburg (JSE) depuis le 11 mai. Afin de redonner un peu de vie à la première place financière du continent, la JSE a offert aux entreprises cotées ou cherchant à lever des fonds la réduction de 50 % des frais de négociation, de compensation et de règlement ; des délais de paiement prolongés de trois à six mois sans intérêt pour les sociétés en difficulté ; et la diminution de 25 % des frais pour les petites entreprises qui cherchent à lever des capitaux. Des mesures qui « visent à stimuler la liquidité et à soutenir ce nœud vital de notre économie », a justifié Leila Fourie, directrice générale de la Bourse sud-africaine.

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Des ouvrières emballent des masques dans une usine de Casablanca, le 10 avril 2020. FADEL SENNA/AFP

En quelques semaines, le royaume s’est organisé pour produire des millions d’exemplaires certifiés. Pour les besoins intérieurs, urgents, mais aussi pour l’exportation. «Business as usual. » Avec une rapidité rare, plusieurs entreprises marocaines du textile se sont reconverties ou diversifiées dans la fabrication de masques de protection, obligatoires pour les 36 millions d’habitants du pays depuis le 7 avril 2020. Un coup de collier indispensable pour combler la pénurie qui frappait le royaume au début de la pandémie, comme de nombreux autres pays dans le monde, et handicapait les autorités sanitaires dans leur lutte contre le Covid-19. « Dans les prochains jours, il n’y aura plus de déficit.

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DRFP/LEEMAGE

L’ancien ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques du Togo plaide pour « la construction d’une autre Afrique », une fois la crise du Covid-19 surmontée. Pour cet économiste atypique, pourfendeur du CFA, celle-ci pourrait « accélérer des signaux faibles », catalysant en peu de temps des tendances lourdes qui, sinon, auraient pris une décennie : émergence de nouvelles élites, relocalisation de la production, industrialisation… AM : Le confinement vous paraît-il possible dans une économie africaine dominée par l’informel ?

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SYLVAIN CHERKAOUI POUR JEUNE AFRIQUE

Économiste camerounaise brillante, la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) se retrouve aux avant-postes dans la lutte contre la pandémie et la crise économique dévastatrice qu’elle engendre. À défaut de moyens, elle utilise toutes les armes de la communication pour mobiliser.

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Comme toute crise majeure, celle que nous vivons est porteuse de graves dangers mais aussi d’opportunités. Analyse d’un entrepreneur fortement investi dans la société civile. Fondateur du groupe Comete Engineering, président-fondateur de l’association Action et développement solidaire (ADS), Radhi Meddeb est connu pour son franc-parler sur la situation tunisienne.

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Les récentes fermetures des frontières liées à la crise sanitaire ont revivifié les débats sur les dépendances aux importations et les capacités de production. Comment garantir un accès de proximité aux denrées alimentaires ? Les fermes de l’association Béo-neere, au cœur du Sahel burkinabè offrent une réponse à cette question cruciale. Explications d’ Abdoul Razack Belemgnegré, directeur du centre agroécologique « Béo-neere » à Ouagadougou.

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Les conséquences de la pandémie ne seront pas vaines si elles suscitent dès maintenant une prise de conscience des dépendances structurelles du continent.

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Chute du cours des matières premières, disruption des réseaux d’approvisionnement, coûts de plans de sauvetages nationaux… La menace d’une récession majeure ou d’un coup de frein brutal à l’émergence du continent est bien là. Mais la riposte s’organise sur le terrain, et la solidarité internationale pourrait atténuer les effets d’un cauchemar annoncé. Une menace devenue réalité qui fait froid dans le dos. « Un virus peut avoir des conséquences plus puissantes que n’importe quel acte terroriste », a lancé le 12 février l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Krach, récession, défaillance souveraine, banqueroute… Les images alarmistes circulent pour décrire l’impact dévastateur sur l’activité économique en Afrique de la crise sanitaire mondiale qui a détraqué celle de la planète.

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Plus que jamais, au sortir de cette pandémie, et un quart de siècle après le lancement du Processus de Barcelone, l’Europe devra réaffirmer son appui économique et politique aux pays du Maghreb, et tout particulièrement à la Tunisie.

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Le choc sanitaire du covid-19 risque de muter en cataclysme économique pour l'Afrique. Dans le scénario catastrophe de la Banque africaine de développement, la dette publique totale du continent pourrait exploser à 2100 milliards de dollars en 2020 ! Le G 20 vient de suspendre la dette des pays les plus pauvres afin de leur donner une marge de manœuvre pour lutter contre la pandémie.

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