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Les finances de l’Algérie à bout de souffle

Par Jean-Michel Meyer - Publié en avril 2021
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Des milliers de manifestants ont défilé à Kherrata, dans l’est, le 16 février dernier, pour marquer le 2e anniversaire du Hirak. RAMZI BOUDINA/REUTERS

Le pays subit le contrecoup de la pandémie, qui le plonge dans une forte récession et amplifie les faiblesses d’une économie rentière.

S ombres présages. « Une année économique 2020 très difficile et un redressement en 2021 encore incertain », c’est ainsi que les économistes du Crédit Agricole résument la conjoncture de l’Algérie. Car si, jusque-là, le pays a réussi à contenir l’épidémie, avec 115 000 contaminés et 3 000 décès, l’impact du Covid-19 laisse des traces profondes : « Les mesures sanitaires, les confinements successifs et la faiblesse des prix du pétrole, à 42 dollars par baril en 2020, ont eu des effets très dommageables sur l’économie algérienne, profondément rentière », notent-ils. Résultat ? Le pays a traversé une forte récession en 2020, avec un recul de 6,5 % du PIB, succédant à des années déjà atones, avec des taux de croissance de 1,2 % en 2018 et de 0,8 % en 2019. Quant aux rebonds attendus de 3,8 % du PIB en 2021 et de 2,1 % en 2022, ils ne masqueront pas les faiblesses profondes de son économie. La Banque mondiale intitule d’ailleurs son dernier rapport sur l’Algérie : « Traverser la pandémie de Covid-19, engager les réformes structurelles ». Tout un programme. Car son modèle économique, fondé depuis des décennies sur la rente pétrolière et gazière, est usé jusqu’à la corde et se délite depuis 2014, après la chute des cours du pétrole. Début janvier, le ministre de l’Énergie, Abdelmadjid Attar, révélait que les recettes de l’exportation d’hydrocarbures avaient chuté de 30 % en 2020, glissant de 33 milliards de dollars à 22 milliards.

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