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C'est comment ?

Bonne Année !

Par Emmanuelle Pontié - Publié en décembre 2021
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Je viens de me rendre compte, à la relecture des « C’est comment ? » des numéros doubles de fin d’année sur cinq ans, que les vœux pieux se juxtaposent. Pour que le terrorisme cesse, pour que la redistribution des richesses soit effective, pour que les démocraties et la bonne gouvernance s’installent, pour que la demande d’emploi exponentielle soit satisfaite, pour que les filles aillent à l’école, pour que l’environnement et sa dégradation galopante soit enrayée, pour que, pour que… Et les Cassandre argueront que ça ne marche pas. Les esprits chagrins comptabiliseront les non-avancées, voire les violents reculs dans certains pays. Et surtout, tout en souhaitant que tout s’arrange, on ne parle que de catastrophes, de négatif, de ce qui ne bouge pas, ne change pas.

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Alors, pour 2022, on va faire différent. En regardant un peu notre continent par une lorgnette positive, inversée. Et d’abord pour parler de l’actualité : le retour du coronavirus, des frontières qui se ferment et du stress qui se généralise à nouveau. À l’heure où cette édition boucle, nul ne sait quelle sera l’évolution du nouveau variant Omicron, venu d’Afrique du Sud. Mais on peut espérer, déjà, que l’Afrique (hormis l’Afrique australe, peut-être) devrait continuer à prouver sa résistance face à la pandémie, aux pandémies. Avec des systèmes de santé bien plus défaillants que ceux du Nord, une couverture vaccinale quasiment nulle (moins de 7,5 % début décembre), le continent a montré la force de sa population jeune et les résiliences étonnantes de la plupart de ses économies. Malgré, là encore, les prédictions les plus funestes.

Sa jeunesse, justement, celle qui a décidé dans un pays sahélien – demain deux, peut-être plus – de prendre son destin en mains en descendant dans la rue pour dire stop. Cette jeunesse encore qui se lance dans l’auto-emploi, monte des entreprises, crée de la richesse, sans trop attendre que les États aident, soutiennent.

 

De nombreux autres signes positifs existent, si l’on regarde bien, comme l’appropriation des nouvelles technologies de demain en un temps record. Ou encore les premiers fruits, ici et là, des programmes de développement mis en place par les États. Et aussi, la prise de conscience sur les questions environnementales, le ras-le-bol des paysannes qui dénoncent la destruction de la couche d’ozone par les pays riches…

Certes, le trait est un peu forcé. Volontairement sur-enthousiaste. C’est juste pour montrer que le continent résiste et avance en même temps. À petits pas. À son rythme. Vers demain. C’est bon de l’écrire. Et de lui souhaiter une belle année 2022 !

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