On en parle

Jean Pascal Zadi avec Claudia Tagbo

Ce faux documentaire questionne la visibilité des Afro-descendants en France et dynamite tous les communautarismes. Marrant, malin, et plus que jamais pertinent. Sortie en France le 8 juillet. « Toi et ta grande bouche avec des dents qui sortent comme de grands morceaux de sucre ! » La réplique cinglante de Claudia Tagbo lancée au visage du héros du film, JP, donne le ton : Jean-Pascal Zadi, avec sa dentition si particulière, va loin dans l’autodérision… Comédien dans son propre rôle ou presque – comme tous les acteurs croisés dans ce faux documentaire –, il incarne un artiste dilettante et un peu raté qui se fait filmer (par deux Blancs) en train de préparer… une marche à Paris pour rassembler les Noirs. Avec les manifestations en France après la mort de George Floyd et les appels de rassemblements lancés par la famille d’Adama Traoré, l’actualité semble l’avoir dépassé depuis le tournage.

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CYRILL MATTER PHOTOGRAPHER

Avec son groupe AJOYO, le saxophoniste franco-tunisien installé à New York harmonise avec maestria groove, jazz, soul et pop. Leur deuxième album, War Chant, est un puissant cri de colère contre le président Trump. 1 Votre objet fétiche ? Mon saxophone. 2 Votre voyage favori ? Le Japon. L’exotisme extrême, l’étrangeté absolue, riche en découvertes infinies. Mais aussi au quotidien avec mon épouse, japonaise. 3 Le dernier voyage que vous avez fait ? Une tournée dans le Sud conservateur des États-Unis. Malgré nos craintes, les gens ont soif de culture et de diversité. Notre musique y est d’autant plus nécessaire.

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PERON PHOTOGRAPHIE

Producteur du spectacle Sans visa, réalisateur de la comédie Bienvenue au Gondwana (2016) diffusée sur Netflix, fondateur du premier comedy club à Abidjan, l’humoriste nigérien s’engage pour l’éducation et l’insertion professionnelle des jeunes. AM : Comment vivez-vous la situation actuelle ? Mamane : Je suis au Niger auprès des miens. D’habitude, j’y passe 15 jours [il vit en Côte d’Ivoire, ndlr]. Ce temps long me permet de développer mes projets, comme la construction d’une école d’arts du spectacle et de l’écran à Niamey, qui accueillera des élèves de toute l’Afrique, avec des cours dispensés en français, haoussa, mandingue, wolof, lingala… Il faut donner un espoir et un horizon professionnel à la jeunesse, pour qu’elle ne cède ni aux sirènes de l’émigration, ni aux djihadistes ou aux pasteurs évangélistes. Un système de bourses permettra aux plus démunis d’étudier. Elle fonctionnera grâce à l’énergie solaire. En tant qu’ambassadeur climat pour le Sahel, je m’engage beaucoup sur ce sujet.

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Les T-shirts et sweaters sont en coton bio.DR

Chez SALYEL PARIS, symbolique et réel se mélangent : pour mieux prendre conscience de soi et s’afficher fièrement.LE POUVOIR DES VÊTEMENTS, Fatimata Ba le connaît bien. Elle qui pendant ses années passées dans le monde de la finance a porté robes et tailleurs comme des armures, a choisi de créer une marque qui fait du masque tribal bien plus qu’un symbole.

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Formé il y a deux ans à MARRAKECH, ce groupe se nourrit de rock, de funk et de ce que la tradition musicale nord-africaine offre de plus fédérateur. L’OUVERTURE DE L’ALBUM, « Gwana Beat », ne laisse guère de doute quant aux origines du groupe. C’est l’Orient dans ce qu’il a de plus inventif et trépidant qui s’exprime ici, entre chaabi, mélodies berbères ou musique hassanie, mâtiné de blues et de rock psychédéliques américains.

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Dédiée aux artistes contemporains, la Fondation BLACHÈRE vous emmène à Bamako. À la galerie, « Le Bal de Bamako », un hommage aux pères de la photographie de l’Afrique francophone et à la jeunesse des années 1960, expose les années twist des Maliens Mory Bamba, Seydou Keïta et Malick Sidibé, du Nigérien Philippe Koudjina Ayi et du Congolais Jean Depara. Nichée au cœur de la zone industrielle d’Apt, dans le sud de la France, la fondation est adossée à l’entreprise familiale, Blachère Illumination, championne de l’éclairage de rues pour les fêtes. Chaque année, elle accueille en résidence entre six et huit artistes du continent et leur achète, à l’issue de la session, une ou plusieurs réalisations qui rejoignent ensuite sa collection, riche d’environ 1 800 œuvres, dont 700 photographies. Contribuant ainsi au rayonnement de l’art contemporain africain.

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Avec son dernier album, le célèbre chanteur et trompettiste nigérian témoigne de nouveau de l’exceptionnelle vitalité de ses propositions solos. « QUAND VOUS ÊTES AFRICAIN, vous devez réfléchir sur un passé douloureux, qui fait de notre continent ce qu’il est aujourd’hui. L’Afrique n’est pas encore libérée et doit décoloniser son esprit. Je dois donc chanter aussi bien les problèmes de l’Afrique que sa beauté, ce qu’on peut ressentir à travers mes nouvelles compositions. » Afrobeat, highlife, jazz, rythmiques ekombi… C’est ce que l’on entend tout au long d’Africa Today, qui témoigne de la richesse du parcours d’Etuk Ubong.

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Si l'on peut s’empêcher de penser à Tricky en écoutant Less Is Moor, Zebra Katz puise son inspiration chez James Baldwin, Nina Simone ou encore Grace Jones. Le tout passé à la moulinette électro. De son vrai nom Ojay Morgan, cet artiste américain d’origine jamaïcaine s’est fait connaître avec le titre « Ima Read », utilisé par Rick Owens dans un défilé et par d’autres créateurs de mode. Mais c’est son message qui compte avant tout, celui d’un artiste qui mêle la performance à la musique, cultivant un univers et un son hypnotique : sois fier d’être queer, sois fier d’être noir ! « Je parle de race, de mon corps noir, de ce que signifie pour moi d’avoir ce corps et comment je veux que d’autres personnes le découvrent », a-t-il récemment déclaré. Après deux mixtapes et des apparitions notamment pour Gorillaz ou des collaborations avec Mykki Blanco ou Busta Rhymes, Zebra Katz semble prêt à conquérir le monde. Nous concernant, c’est déjà fait.

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Elle se rêvait architecte, elle s’est découvert designeuse. Depuis deux ans, Fifi Kikangala Omoyi imagine des objets de décoration par le biais de sa marque Omoy Interior Design. Les banquettes de sa collection Kuba, graphiques et géométriques, sont réalisées en Belgique avec du tapis Kuba, un textile porté par les chefs de la tribu Royal Kuba et tissé à partir de raphia (palmiers) exclusivement dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo. Les broderies « sont un langage à part », assure celle qui envisage de monter une coopérative de tisseuses afin de mieux contrôler la production et les coloris. Avec le lampadaire de sa collection Mbila, c’est encore le palmier qui est le protagoniste, des branches formant les pieds de la lampe. La créatrice se laisse inspirer par ce qui l’entoure, mais vise loin. En attendant de pouvoir bientôt vendre ses créations dans des boutiques à Paris et Londres, elle a un showroom à Kinshasa et espère bien, un jour, faire connaître son nom à New York ou Miami.

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PDG de l’agence sky architectes, Kadidja Duparc possède de forts traits de caractère : « Je me définis comme franche, perfectionniste, multitâche et curieuse de la vie ! Je fais partie de ces personnes que tout intéresse. Bien que diplômée en architecture, je reste passionnée par le management, le marketing et la communication. » De fait, la jeune femme est titulaire d’un certificat en gestion publique et management potentiel Afrique, de Sciences Po (Paris), en plus d’un DR diplôme en architecture. Un double parcours qui l’a amenée à suivre une double carrière : « Rentrée en Côte d’Ivoire en 2002, j’ai créé et géré à la fois une agence d’architecture et une société de communication évènementielle. Contrainte d’interrompre ma double aventure à la suite des événements sociopolitiques de 2010 dans le pays, je me suis recentrée sur mon métier de cœur,

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