On en parle

FRANÇOIS LEPAGE/HANS LUCAS

Avec sa nouvelle émission Covid-19, c’est quoi même ? diffusée sur 15 radios ouest-africaines, le JOURNALISTE IVOIRIEN décrypte les enjeux de la crise sanitaire sur le continent. Un magazine optimiste, qui réunit débats de société, contes, et informations d’utilité publique.

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JURGEN FUCHS/ÉDITIONS MÉTAILIÉ

Encore une fois, l’auteur de l’inénarrable TRAM 83, premier roman couronné de prix prestigieux, nous emmène dans un univers bouillonnant, où chacun danse sa survie.« DES GAMINS, des gamins/ils dansent et dansent/la merveilleuse danse du vilain. » Dans le poème qui clôt son récit, toute l’absurdité du monde nous saisit au garrot. Comme nul autre, Fiston Mwanza Mujila dépeint le déraillement des êtres sous la dictature par petites touches. Tel un peintre.

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DR - WILLIAM UKOK - WILLY VERSE

La designer nigériane travaille entre ses deux villes de cœur, LAGOS et Toronto. LANCÉE EN 2013 par la designer nigériane Dumebi Iyamah, cette marque a tout pour plaire aux esprits libres qui aiment les tenues légères et colorées. Andrea Iyamah est un label réputé pour ses collections de maillots de bain, aux coupes uniques et inclassables et aux graphismes inspirés par les différentes cultures du continent. Les créations de la jeune femme, qui a commencé son entreprise quand elle n’avait que 17 ans, séduisent pour leurs dessins vibrants et leurs formes. Un mélange de modernité, avec des modèles soit très échancrés, soit aux lignes fines épousant les silhouettes féminines, ou encore au charme rétro.

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COCOTIER, BOIS PRÉCIEUX OU PLASTIQUE… : « Je me dois de révéler les matières que nous avons ».DESIGNER, ÉBÉNISTE, sculpteur et formateur. Jean Servais Somian est un nom incontournable de l’univers du mobilier africain contemporain et un point de repère pour les nouvelles générations. Ses œuvres naissent entre son atelier-habitation à Grand-Bassam et le laboratoire d’ébénisterie à Abidjan, où chaque pièce sculptée sur la côte est assemblée par des mains savantes. Artisan éclectique, il raffole de matériaux de récup qu’il revalorise.

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Pour attendre des jours meilleurs D’une élégance rare, le NOUVEL ALBUM du chanteur et guitariste malien impose un regard tendre sur un monde brutal.SON PÈRE était un célèbre joueur de njarka mais ne souhaitait guère que son fils suive ses pas dans la musique… Heureusement, Afel ne l’a pas écouté et, dès le plus jeune âge, reçoit l’enseignement d’Ali Farka Touré tout en écoutant l’appel de la guitare et de ce qui l’entoure, les tambours du Gumbé comme les flûtes des Fulani. Devenu membre du groupe de Touré, il fait ses armes sur scène dans les années 1980, gagnant sa vie en tant qu’agent gouvernemental de l’agriculture tropicale et animateur culturel pour le ministère de la Jeunesse.

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LA CHANTEUSE-AUTEURE-COMPOSITRICE, qui a appris à faire de la singularité de son timbre une force, revient avec un album plus intime, Délivrance.Enfant, sa belle voix grave, éraillée, ce timbre rare se distingue lorsqu’on lui fait chanter à l’école des musiques arabo-andalouses comme le malouf. « Mon grain n’était pas commun ni valorisé. On me faisait sans cesse remarquer qu’il ne collait pas avec mon physique. » confie Nawel Ben Kraïem. Née en 1988, elle grandit à Denden, dans la banlieue de Tunis. Sa mère française et son père tunisien la prénomment Nawel en hommage à l’écrivaine féministe égyptienne Nawal el-Saadawi. Militants communistes, ils lui inculquent une conscience aiguë des inégalités sociales, des revendications de justice.

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La griffe qui veut valoriser les tissus du continent. Quand, en 2013, Caroline Akwei et Perrine Bah Yabi ont créé WaxUp Africa, seulement 20 % des textiles industriels vendus comme africains étaient réellement produits sur le continent. Les deux entrepreneuses, basées à Genève, ont fait jouer leur réseau pour développer une marque de mode éthiquement engagée autour d’un tissu devenu le symbole d’un certain style africain : le wax. Si le pagne doit son origine au batik javanais et son essor en Afrique aux colonisateurs, des millions de personnes ont su se le réapproprier pour en faire des tenues associées à une ethnie, une région ou un événement de la vie.

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Avec son premier film, abou leila, le cinéaste algérien questionne les mécanismes de la violence. Après trois courts-métrages, il nous plonge dans la décennie noire avec cette œuvre puissante et singulière, telle une catharsis.Né en 1982, Amin Sidi-Boumédiène grandit à Alger. Si les salles de cinéma font défaut, il est un cinéphile en herbe grâce aux cassettes VHS louées au vidéoclub ou prêtées par son grand frère. Et découvre sur Canal+ des films d’auteur du monde entier. Son premier choc : Shining, de Stanley Kubrick. Après son bac, il suit des études de chimie en France à Paris, en 2000. « Des années d’apprentissage.

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En livrant sa vision de L’AMÉRIQUE, le Franco-Congolais se distingue dans la prochaine rentrée littéraire. « QUI SUIS-JE AU FOND ? Vous n’aurez pas de réponse dans mes deux passeports congolais et français. Suis-je un “Congaulois”, comme dirait le grand poète congolais Tchicaya U Tam’si ? Suis-je un “binational”, pour coller à l’air du temps ? En réalité, en 1530, année de la création du Collège de France […], je n’existais pas en tant qu’être humain. » Dans sa leçon inaugurale, lors de son entrée au Collège de France en 2016, Alain Mabanckou ne mâche pas ses mots. Sa verve triomphe ; son combat pour une mise en lumière de l’identité artistique africaine s’ancre avec humour et fermeté.

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Ce faux documentaire questionne la visibilité des Afro-descendants en France et dynamite tous les communautarismes. Marrant, malin, et plus que jamais pertinent. Sortie en France le 8 juillet. « Toi et ta grande bouche avec des dents qui sortent comme de grands morceaux de sucre ! » La réplique cinglante de Claudia Tagbo lancée au visage du héros du film, JP, donne le ton : Jean-Pascal Zadi, avec sa dentition si particulière, va loin dans l’autodérision… Comédien dans son propre rôle ou presque – comme tous les acteurs croisés dans ce faux documentaire –, il incarne un artiste dilettante et un peu raté qui se fait filmer (par deux Blancs) en train de préparer… une marche à Paris pour rassembler les Noirs. Avec les manifestations en France après la mort de George Floyd et les appels de rassemblements lancés par la famille d’Adama Traoré, l’actualité semble l’avoir dépassé depuis le tournage.

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