A LA UNE

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Une centaine de projets de recherche sont en cours. Les plus grands laboratoires travaillent d’arrache-pied. Les enjeux géostratégiques et sanitaires sont colossaux. Les États-Unis, la Chine, l’Europe cherchent une solution qui garantirait leur indépendance. Mais que pèseront les autres citoyens du monde face au carnet de chèques de ces puissances ? Et face à un Donald Trump, prêt à tout pour protéger ses électeurs ? Le futur vaccin contre le Covid-19 ira-t-il en priorité aux pays riches ? La menace est réelle. Et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’y prépare.

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Des membres d’équipage d’Emirates à bord d’un appareil en avril 2020. EMIRATES

Voyager ! C’était devenu presque commun dans notre monde hyperurbanisé, globalisé et connecté. La crise du Covid-19 remet en cause tout un mode de vie. Et toute une industrie. En Afrique, 3 millions d’emplois sont en jeu. C ’est un crash. Un crash global, systémique. Une chute sans fin, vertigineuse, abyssale. Fin février, alors que le Covid-19 atteignait l’Europe après la Chine et l’Iran, que l’Italie se confinait et que l’aviation commerciale était plongée dans le coma, l’Association internationale du transport aérien (IATA) chiffrait déjà les pertes des compagnies à une trentaine de milliards de dollars. Deux mois et demi plus tard, le manque à gagner pour cette ô combien funeste année 2020 était réévalué à… 314 milliards de dollars ! L’équivalent de plus de la moitié des recettes estimée de l’aviation civile (561 milliards) en 2018.

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Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, à Abidjan, le 30 janvier 2020. LUC GNAGO/ REUTERS

La conjoncture mondiale dégradée devrait réduire drastiquement la marge de manœuvre budgétaire des États africains pour juguler la crise sanitaire du Covid-19 et la récession annoncée. Et le niveau d’endettement est largement sous-évalué. Selon la BAD, il pourrait atteindre 2 100 milliards de dollars en 2020. Soit 80 % du PIB du continent !
Question à 2 000 milliards de dollars. À combien s’élève la dette africaine ? « Selon les dernières statistiques de la Banque mondiale datant de 2018, les pays africains doivent au total 493,6 milliards de dollars de dette à long terme à leurs créanciers étrangers officiels et commerciaux.

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STEFAN WERMUTH/BLOOMBERG

Finalement, Tidjane Thiam n’est jamais là où on l’attend. Le 12 avril, l’homme d’affaires franco-ivoirien a été désigné chef de file des quatre envoyés spéciaux mandatés par l’Union africaine (UA) pour mobiliser la communauté internationale. Leur objectif ? Concentrer l’aide financière qui permettra au continent de surmonter la pandémie de Covid-19 et éviter une crise économique et sociale majeure qui risque de plonger le continent dans sa première récession depuis un quart de siècle. En toute urgence, le financier international, rompu aux négociations tendues, doit donc se déployer tous azimuts pour contribuer à limiter l’impact du cataclysme annoncé en Afrique.

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editos

Au moment où vous lirez cet exemplaire, notre nouveau site, afriquemagazine.com, sera en ligne. C’est une étape importante dans notre volonté d’intégrer la chaîne numérique. Et une manière en quelque sorte d’illustrer, aussi, le thème du « monde d’après », qui sert de fil rouge à ce numéro. Un monde d’après marqué par la pandémie du nouveau coronavirus et ses conséquences stupéfiantes. Un monde d’après marqué par l’épuisement de modèles (États- Unis, Chine, Europe, capitalisme financier…) et la montée inexorable d’immenses dangers systémiques (changement climatique, raréfaction des ressources, nouvelles pandémies…). Un monde d’après modelé par cette révolution numérique multiforme, véritable rupture technologique, sensorielle, organisationnelle, deux siècles après les bouleversements de la révolution industrielle…

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Entre autres tristes conséquences, la pandémie mondiale de Covid-19 aura (re)montré à quel point l’Afrique est dépendante des plans agricole et alimentaire. Pas seulement à cause de la sécheresse ou de la pauvreté. Mais d’abord à cause de politiques totalement dysfonctionnelles. Produire en masse du cacao, du café ou du coton pour l’étranger – sans jamais parvenir à le transformer localement – ou viser l’industrialisation à tous crins de la production de l’anacarde, c’est bien, mais ça ne nourrit pas son homme. Localement. Ni dans le portefeuille, ni dans l’écuelle.

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et vous, comment ça va ?

Comment ça se passe pour vous aux Lomé ? Le couvre feu a enfin été levé le 9 juin. Même s’il n’y avait pas de confinement obligatoire en vigueur au Togo, je me suis « auto-confinée » comme la plupart de mes connaissances. J’ai dû stopper la sortie de mon nouvel album, Identité, et tous mes concerts ont été repoussés. J’espère que l’on va enfin voir le bout du tunnel…J’ai appris à me recentrer sur l’essentiel : l’écriture, la musique. C’est tout. Et je me suis mise à nager tous les jours dans ma piscine. Une première. En bonne africaine, l’eau et la natation n’avaient jamais été des options pour moi !

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Comment ça se passe pour vous aux Pays-Bas ? Je m'inscris toujours dans l'action. En mars dernier, je préparais plusieurs défilés à Paris, à Amsterdam et au Nigeria, et je lançais de nouvelles collaborations avec un musée. Mais tout a été annulé. Après un temps de réflexion, j'ai décidé de proposer des projets afin de rapprocher les gens et de continuer à être créatif. J'ai commencé un projet de « distanciation sociale » fait de centaines de visages dessinés sur un tissu, que j’ai envoyé à des participants du monde entier pour qu’ils le brodent chez eux. Une fois fini, ils me l'ont renvoyé et nous l'avons assemblé afin d'en faire une œuvre d'art monumentale. C'est un symbole d'unité, je voulais que les gens soient à l'aise en participant à cette œuvre car pour moi, la créativité a toujours été salvatrice.

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Comment ça se passe pour vous à New York ? Depuis le 8 juin dernier, les commerces, les cafés et les restaurants sont à nouveau ouverts et doivent observer des mesures de distanciation sociale. La contrainte immédiate, c'est la circulation très dense car les gens évitent les transports en commun, on passe d'une ville fantôme aux embouteillages. La mise à l'arrêt a été basée sur le volontariat, je l'ai suivie avec rigueur depuis mon retour de Dakar en mars, où je comptais rester plus longtemps étant en année sabbatique. Les New-Yorkais ont respecté les mesures de confinement avec discipline : on est passé de 800 cas par jour à 250. L'assassinat de Georges Floyd a profondément marqué cette période, deux nuits de couvre-feu ont suivi, les autorités nous ont informés sur nos portables en lançant l'alerte à 23 heures. L'inculpation des quatre policiers a calmé les émeutes et marqué la fin des manifestations. Grâce à la vidéo d'une jeune fille de 17 ans, l'indignation a fait le tour le monde : c'est un message d'espoir, les mouvements de protestation rassemblaient des Noirs et des Blancs, largement majoritaires.

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temps forts

Chargé par le président Trump de piloter la recherche d’un vaccin contre le Covid-19, le directeur scientifique de l’opération Warp Speed, surnommé le « tsar des vaccins », est né au Maroc.Aux origines des destinées hors du commun, il y a parfois un drame fondateur. Un traumatisme qui fait basculer la trajectoire d’un individu. La sœur de Moncef Slaoui a succombé à la coqueluche lorsqu’ils étaient enfants. Un deuil qui aurait déclenché chez le jeune Moncef la vocation de consacrer sa vie à la médecine. Après le lycée, il part étudier en Belgique, où il décroche un doctorat en immunologie et en biologie moléculaire. Les universités de médecine du Maroc s’intéressant peu à ses spécialisations, il enseigne à Bruxelles et à Mons.

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Contre le Covid-19, le président de Madagascar Andry Rajoelina vante les mérites des tisanes d’artemisia, un remède traditionnel. La méthode laisse perplexe l’OMS. Mais les vertus de cette plante sont pourtant sérieusement étudiées et suscitent un grand intérêt sur tout le continent. Le 20 avril dernier, le président Andry Rajoelina présentait aux Malgaches le Tambavy CVO, également appelé Covid-Organics, une tisane composée aux deux tiers de feuilles d’artemisia. Conçu et fabriqué sur la Grande Île, ce remède à la composition gardée secrète est supposé prévenir et guérir le nouveau coronavirus.

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Elle est la commissaire générale de la Saison Africa2020, cet ambitieux projet panafricain en France qui promet de montrer un continent contemporain dans toute sa diversité. Née sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, la Saison Africa2020 devait démarrer en juin. À cause de la crise sanitaire, elle se déroulera finalement de décembre 2020 à la mi-juillet 2021, sur tout le territoire français. À travers plus de 100 projets portés par la société civile, cette manifestation témoignera des réalités plurielles du continent et des visions de citoyens africains sur le monde contemporain.

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On connaît la citation d’Hippocrate « L’art est long, la vie est brève ». C’est le credo du très énergique président de la Fondation nationale des musées du Maroc. Et si les temps sont particulièrement durs pour le monde de la culture, Mehdi Qotbi y voit aussi l’opportunité d’un renouveau.L’avenir ne peut exister que s’il est, avant tout, imaginé. Mehdi Qotbi ne voit pas les choses autrement. Ce Rabati, issu d’un milieu modeste a, très tôt, trouvé dans le dessin et les lettres la force de sortir de sa condition, les moyens de transformer toutes les situations.

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Sa musique est solaire et rythmée, ses paroles sont explicites. La maltraitance subie par les femmes d’Afrique et d’ailleurs, la chanteuse gabonaise en a fait l’engagement d’une vie. Née en 1982 à Libreville, au Gabon, elle y a grandi avant de s’installer au Mali, en 2005, pour poursuivre des études de microbiologie. En 2007, elle remporte la deuxième place de Case Sanga, émission de téléréalité musicale diffusée sur la chaîne panafricaine Africable. Elle prête sa voix à la comédie musicale Kirikou et Karaba et s’illustre sur scène, en tant que choriste d’artistes de renom, comme Salif Keïta, Matthieu Chedid ou Oumou Sangaré. En 2016, son premier album, Mes Couleurs, offre une palette de sonorités blues et afro-jazz. La chanteuse puise son inspiration dans les traditions bantoues de son Gabon natal et les rythmes mandingues du Mali, son pays d’adoption. En 2017, elle est choisie pour chanter son titre « Koulé » à la cérémonie de clôture de la Coupe d’Afrique des nations de football 2017, dans le stade de Libreville. Parallèlement, elle tourne à travers l’Europe en tant que porte-parole du collectif des Amazones d’Afrique, engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Son deuxième album, Kaba, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année, est résolument nourri de cet engagement.

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Elle est l’un des visages d’une Algérie nouvelle, fi ère de son héritage, créatrice de son avenir. Issue d’une grande famille nationaliste, la sculptrice et membre fondatrice du Mouvement de la jeunesse éveillée participe aux manifestations depuis leur commencement. Et cherche à prôner une voie à la fois raisonnable et transformatrice. Nahla El Fatiha Naili Bouhired est née deux fois. Elle a vu le jour sur les hauteurs d’Alger, à Hydra, en 1986, mais elle a vraiment trouvé sa vocation au contact de l’atmosphère de la Casbah d’Alger, tant ce quartier historique est lié à l’histoire de sa famille. C’est en pénétrant le milieu artistique, jeune sculptrice, qu’elle découvre l’indigence de ce dernier et les difficultés d’être artiste dans son pays.

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on en parle

Avec son dernier album, le célèbre chanteur et trompettiste nigérian témoigne de nouveau de l’exceptionnelle vitalité de ses propositions solos. « QUAND VOUS ÊTES AFRICAIN, vous devez réfléchir sur un passé douloureux, qui fait de notre continent ce qu’il est aujourd’hui. L’Afrique n’est pas encore libérée et doit décoloniser son esprit. Je dois donc chanter aussi bien les problèmes de l’Afrique que sa beauté, ce qu’on peut ressentir à travers mes nouvelles compositions. » Afrobeat, highlife, jazz, rythmiques ekombi… C’est ce que l’on entend tout au long d’Africa Today, qui témoigne de la richesse du parcours d’Etuk Ubong.

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Dédiée aux artistes contemporains, la Fondation BLACHÈRE vous emmène à Bamako. À la galerie, « Le Bal de Bamako », un hommage aux pères de la photographie de l’Afrique francophone et à la jeunesse des années 1960, expose les années twist des Maliens Mory Bamba, Seydou Keïta et Malick Sidibé, du Nigérien Philippe Koudjina Ayi et du Congolais Jean Depara. Nichée au cœur de la zone industrielle d’Apt, dans le sud de la France, la fondation est adossée à l’entreprise familiale, Blachère Illumination, championne de l’éclairage de rues pour les fêtes. Chaque année, elle accueille en résidence entre six et huit artistes du continent et leur achète, à l’issue de la session, une ou plusieurs réalisations qui rejoignent ensuite sa collection, riche d’environ 1 800 œuvres, dont 700 photographies. Contribuant ainsi au rayonnement de l’art contemporain africain.

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Chez SALYEL PARIS, symbolique et réel se mélangent : pour mieux prendre conscience de soi et s’afficher fièrement.LE POUVOIR DES VÊTEMENTS, Fatimata Ba le connaît bien. Elle qui pendant ses années passées dans le monde de la finance a porté robes et tailleurs comme des armures, a choisi de créer une marque qui fait du masque tribal bien plus qu’un symbole.

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Producteur du spectacle Sans visa, réalisateur de la comédie Bienvenue au Gondwana (2016) diffusée sur Netflix, fondateur du premier comedy club à Abidjan, l’humoriste nigérien s’engage pour l’éducation et l’insertion professionnelle des jeunes. AM : Comment vivez-vous la situation actuelle ? Mamane : Je suis au Niger auprès des miens. D’habitude, j’y passe 15 jours [il vit en Côte d’Ivoire, ndlr]. Ce temps long me permet de développer mes projets, comme la construction d’une école d’arts du spectacle et de l’écran à Niamey, qui accueillera des élèves de toute l’Afrique, avec des cours dispensés en français, haoussa, mandingue, wolof, lingala… Il faut donner un espoir et un horizon professionnel à la jeunesse, pour qu’elle ne cède ni aux sirènes de l’émigration, ni aux djihadistes ou aux pasteurs évangélistes. Un système de bourses permettra aux plus démunis d’étudier. Elle fonctionnera grâce à l’énergie solaire. En tant qu’ambassadeur climat pour le Sahel, je m’engage beaucoup sur ce sujet.

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Avec son groupe AJOYO, le saxophoniste franco-tunisien installé à New York harmonise avec maestria groove, jazz, soul et pop. Leur deuxième album, War Chant, est un puissant cri de colère contre le président Trump. 1 Votre objet fétiche ? Mon saxophone. 2 Votre voyage favori ? Le Japon. L’exotisme extrême, l’étrangeté absolue, riche en découvertes infinies. Mais aussi au quotidien avec mon épouse, japonaise. 3 Le dernier voyage que vous avez fait ? Une tournée dans le Sud conservateur des États-Unis. Malgré nos craintes, les gens ont soif de culture et de diversité. Notre musique y est d’autant plus nécessaire.

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Formé il y a deux ans à MARRAKECH, ce groupe se nourrit de rock, de funk et de ce que la tradition musicale nord-africaine offre de plus fédérateur. L’OUVERTURE DE L’ALBUM, « Gwana Beat », ne laisse guère de doute quant aux origines du groupe. C’est l’Orient dans ce qu’il a de plus inventif et trépidant qui s’exprime ici, entre chaabi, mélodies berbères ou musique hassanie, mâtiné de blues et de rock psychédéliques américains.

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business

L’année 2020, très incertaine, risque de peser lourd sur les places du continent. Braderie à la Bourse de Johannesburg (JSE) depuis le 11 mai. Afin de redonner un peu de vie à la première place financière du continent, la JSE a offert aux entreprises cotées ou cherchant à lever des fonds la réduction de 50 % des frais de négociation, de compensation et de règlement ; des délais de paiement prolongés de trois à six mois sans intérêt pour les sociétés en difficulté ; et la diminution de 25 % des frais pour les petites entreprises qui cherchent à lever des capitaux. Des mesures qui « visent à stimuler la liquidité et à soutenir ce nœud vital de notre économie », a justifié Leila Fourie, directrice générale de la Bourse sud-africaine.

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Comme toute crise majeure, celle que nous vivons est porteuse de graves dangers mais aussi d’opportunités. Analyse d’un entrepreneur fortement investi dans la société civile. Fondateur du groupe Comete Engineering, président-fondateur de l’association Action et développement solidaire (ADS), Radhi Meddeb est connu pour son franc-parler sur la situation tunisienne.

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Économiste camerounaise brillante, la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) se retrouve aux avant-postes dans la lutte contre la pandémie et la crise économique dévastatrice qu’elle engendre. À défaut de moyens, elle utilise toutes les armes de la communication pour mobiliser.

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L’ancien ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques du Togo plaide pour « la construction d’une autre Afrique », une fois la crise du Covid-19 surmontée. Pour cet économiste atypique, pourfendeur du CFA, celle-ci pourrait « accélérer des signaux faibles », catalysant en peu de temps des tendances lourdes qui, sinon, auraient pris une décennie : émergence de nouvelles élites, relocalisation de la production, industrialisation… AM : Le confinement vous paraît-il possible dans une économie africaine dominée par l’informel ?

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En quelques semaines, le royaume s’est organisé pour produire des millions d’exemplaires certifiés. Pour les besoins intérieurs, urgents, mais aussi pour l’exportation. «Business as usual. » Avec une rapidité rare, plusieurs entreprises marocaines du textile se sont reconverties ou diversifiées dans la fabrication de masques de protection, obligatoires pour les 36 millions d’habitants du pays depuis le 7 avril 2020. Un coup de collier indispensable pour combler la pénurie qui frappait le royaume au début de la pandémie, comme de nombreux autres pays dans le monde, et handicapait les autorités sanitaires dans leur lutte contre le Covid-19. « Dans les prochains jours, il n’y aura plus de déficit.

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Chute du cours des matières premières, disruption des réseaux d’approvisionnement, coûts de plans de sauvetages nationaux… La menace d’une récession majeure ou d’un coup de frein brutal à l’émergence du continent est bien là. Mais la riposte s’organise sur le terrain, et la solidarité internationale pourrait atténuer les effets d’un cauchemar annoncé. Une menace devenue réalité qui fait froid dans le dos. « Un virus peut avoir des conséquences plus puissantes que n’importe quel acte terroriste », a lancé le 12 février l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Krach, récession, défaillance souveraine, banqueroute… Les images alarmistes circulent pour décrire l’impact dévastateur sur l’activité économique en Afrique de la crise sanitaire mondiale qui a détraqué celle de la planète.

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dossiers et dÉcouverte

Croissance, investissements, infrastructures, entrepreneuriat, inclusivité…Le pays renoue avec l’ambition et retrouve sa place de leader. Avec l’arrivée au pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara en mai 2011 et après deux décennies de crises multiples, le pays retrouve le chemin de l’unité et de l’ambition. On ne mesure peut-être pas aujourd’hui les défis auxquels a dû faire face la Côte d’Ivoire début 2011. À cette époque, elle est exsangue, épuisée par une double décennie de crises.

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En huit ans, le chef d’État aura réalisé plus que ce qui a été accompli en un demi-siècle.Son leitmotiv ? Renaître en modernisant la vie politique, la pratique économique et l’approche diplomatique. Alors qu’il achèvera son second et dernier mandat début 2021, le président Issoufou Mahamadou met les bouchées doubles pour atteindre l’objectif qu’il s’était fixé : sortir son pays du carcan de la pauvreté et y créer les conditions de l’émergence. Quand Issoufou Mahamadou remporte, le 12 mars 2011, le second tour de l’élection présidentielle, son pays accumule les mauvaises nouvelles.

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Hub commercial et logistique, plate-forme de services portuaires, ouverture sur les télécommunications et le numérique… L’économie nationale s’est transformée en quelques années. Pour accélérer plus encore, la priorité aujourd’hui est d’investir dans la formation, le social et l’inclusivité. Ouvrir les opportunités à tous les Djiboutiens.

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