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En juin 1994, la romancière et poétesse franco-rwandaise, alors âgée de 15 ans, a pu échapper au génocide des Tutsi au Rwanda avec sa mère grâce à un convoi humanitaire suisse, Terre des hommes. Dans « Le convoi » (Flammarion, 2024), elle fait le récit de cette fuite, et de sa recherche d’images tournées par la BBC sur ce moment où elle a passé la frontière. Cette quête va susciter de nombreuses rencontres, de nombreux témoignages de rescapés, de journalistes, d’humanitaires, de l’Afrique du Sud au Royaume-Uni, et ainsi recomposer un récit commun. Dialogue bouleversant entre mémoire individuelle et collective, nourri de profondes réflexions sur l’acte de témoigner, « Le convoi » fait entendre la voix des personnes concernées, et contribue à transmettre cette histoire, racontée pendant longtemps et parfois de manière gravement erronée par les Occidentaux.

Publié en mai 2024

L’écrivaine française a notamment signé l’essai « L'assignation : les Noirs n'existent pas » (Grasset, 2018) et la biographie «  Noire : la vie méconnue de Claudette Colvin » (Grasset, 2015) - récit du parcours de cette adolescente africaine-américaine, pionnière de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, dans l'Alabama des années 1950. Avec son nouveau roman « Sensibilités » (Grasset, 2023), Tania de Montaigne noue son intrigue dans une maison d’édition fictive, Feel Good, où l’on corrige les livres afin de ne blesser personne. Cette fable s’inspire du « sensitivity reading », un consulting qui consiste à faire appel à un lecteur extérieur pour traquer, dans les manuscrits, les éléments potentiellement problématiques, offensants (racisme, sexisme, homophobie etc.). Pour l’autrice, cette pratique, commune dans le monde anglo-saxon et qui arrive en France, ne permet pourtant pas de lutter efficacement contre le racisme. Interview lors du festival Le Livre à Metz.

Publié en mai 2024

L’auteur et dessinateur algérien signe la bande dessinée « Rwama » (Dargaud, 2024), premier tome du récit de son enfance et de son adolescence en Algérie, de 1975 à 2000. Rwama (« français » en algérois) est le surnom donné aux habitants de l’immeuble de la cité olympique d’Alger ils étaient Cubains, Russes, Allemands de l’Est et Algériens. Avec l’humour qui le caractérise, et son dessin expressif, l’artiste raconte un pan méconnu de l’histoire du pays, entre les pénuries d’eau, le système D pour se fabriquer des jouets, les incursions des gamins de la cité voisine, la montée de l’islamisme.  Rencontre lors du festival Le Livre à Metz, en France.

Publié en mai 2024

Les voix, les percussions corporelles et les clappements de mains sont au cœur de sa musique. Le chanteur sénégalais à la voix d’or présente « Golden Cages », un nouvel album lumineux et entraînant, d’inspiration soul, gospel, pop, et autres ballades… En anglais et en wolof, l’ancien rappeur du groupe Daara J Family alerte sur les processus de déshumanisation, l’emprise des nouvelles technologies et de l’IA, défend la liberté de penser, chante ses espoirs pour l’Afrique. Pièce maîtresse du disque, « Africa Nangadef » offre un vibrant duo avec la grande Angélique Kidjo.

Publié en avril 2024

Producteur, compositeur et DJ tunisien, Ghoula puise dans le patrimoine nord-africain et oriental pour sampler des chants traditionnels, à partir de vinyles qu’il déniche dans les brocantes au Maghreb et au Liban. Il leur donne un nouveau souffle en les mixant à ses compositions électroniques enfiévrées. Dans son deuxième album Demi-écrémé, il rend notamment hommage au stambeli tunisien - musique, culte et rite originaires d’Afrique subsaharienne.

Publié en mars 2024

On le surnomme « Monsieur Dictée ». Né d’une mère française et d’un père marocain, l’écrivain et formateur Rachid Santaki organise depuis 2013 des dictées géantes et itinérantes en France et aussi dans le monde, comme à Abou Dhabi, à Doha. Celle qui s’est déroulée sur les Champs-Élysées le 4 juin 2023 a été homologuée par le Guinness des records comme la plus grande dictée du monde, réunissant 1473 participants. Pour l’auteur, ces événements fédérateurs sont une façon ludique de démocratiser les grands textes littéraires et de partager son amour des mots. Avec Younès Ajarraï, directeur général du Festival du Livre Africain de Marrakech, qui s’est tenu du 8 au 11 février 2024, il a conçu une dictée géante en arabe, en français et en anglais, présentée comme une première mondiale. Reportée en avril à cause des conditions météorologiques, elle rassemblera 1500 participants dans la ville rouge autour du thème « Mon Afrique à moi. »

Publié en mars 2024

Photographe sénégalaise, Amy Sarr a grandi entre les États-Unis, le Sénégal, le Togo. Réalisées en argentique, ses photos explorent le lien entre la culture d’origine et la diaspora, ainsi que la mémoire collective, la condition féminine, la migration. Effectuée à New York, sa série Awaken, My Love immortalise la fête musulmane de la Korité ; elle a été présentée lors du 1-54, la foire d’art contemporain africain, qui s’est tenue du 8 au 11 février 2024 au Maroc à Marrakech, à La Mamounia. Interview avec cette talentueuse artiste, représentée ici par la nouvelle galerie dakaroise M Concept Gallery.

Publié en mars 2024

Né en 1993 à Dakar, Badara Preira est un photographe sénégalais, spécialisé dans le reportage et la photographie de rue. À travers son regard poétique et humaniste, ses images fortes, inspirées par la vie quotidienne de son pays, sensibilisent sur des thèmes sociétaux, politiques, universels. Représenté par la nouvelle galerie dakaroise M Concept Gallery, ce jeune talent a présenté trois séries d’oeuvres – Dark, Life et The Call of Layenne - lors du 1-54, la foire d’art contemporain africain, qui s’est tenue du 8 au 11 février 2024 à Marrakech, à La Mamounia. Rencontre.

Publié en mars 2024

Invitée à la 2ème édition du Festival du livre africain de Marrakech (FLAM), qui s’est tenu du 8 au 11 février 2024, la jeune plume française a présenté son premier roman « Ajar- Paris » (Plon, 2022), une quête des origines où elle creuse son archéologie familiale. Elle raconte le parcours d’émigration de son père Yely, depuis son village en Mauritanie, en passant par le Sénégal, où il rencontre sa future épouse, jusqu’à sa traversée de la Méditerranée vers Paris, en 1975. Croisant mémoire intime et collective, cette professeure de français rend ainsi hommage aux personnes issues de l’immigration post-coloniale, invisibilisées, afin de les inclure dans la littérature française, et de les placer au centre de l’histoire nationale. Interview.

Publié en février 2024