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De l'art Dare-Daré !

Par empontie - Publié en juin 2017
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Afriques capitales, Africa Now, L’Afrique des routes, Art Paris Art Fair, Art/Afrique… Quelle mouche pique donc Paris et quelques voisines européennes cette année ? On assiste à un véritable printemps afro de la scène artistique. Les expositions consacrées aux talents contemporains déferlent à Paname, les interviews de spécialistes du milieu se multiplient dans les colonnes des journaux, ainsi que les interrogations sur la cote, pas la cote, de ces traits de pinceaux et coups de burins issus de l’extraordinaire créativité du continent. Un bel effet de mode selon certains, qui s’en ira aussi vite qu’il est venu.

Pour d’autres, la vitalité artistique africaine s’exporte, faute de cimaises locales. Pas faux. Il n’y a qu’à voir le nombre de musées nationaux fermés, ou juste ouverts à quelques calebasses anciennes, témoins des civilisations passées, et jamais à l’art contemporain. Faute de moyens, faute de clients, faute de mécènes, faute d’acheteurs. Bref, faute d’intérêt généralisé pour la culture du moment, voire pour la culture tout court. Pourtant, dans certains pays d‘Afrique de l’Ouest (eh oui, l’Afrique centrale est un peu en retard…), et l’on peut citer la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Bénin, les galeries, les fondations, les happenings, bref, les initiatives inspirées ou non fleurissent depuis quelques années.

Les « élites » collectionnent, consomment du contemporain. Et avec elles, un petit marché, voire certaines cotes s’installent, grandissent. Et c’est, évidemment, un phénomène hyper réjouissant pour demain. Car, enfin, on le sait, un talent reconnu et soutenu dans son pays n’en sera que plus fort et pourra rayonner. Avant de l’être en Europe, c’est en Afrique que l’art contemporain doit être mis à la mode. Une mode durable.

Lorsque ce sera beaucoup plus chic de décorer sa maison avec un Chéri Samba ou un Pascale Marthine Tayou, plutôt que d’accrocher dans son salon une aquarelle d’un paysage de Bretagne rapportée d’un voyage à Camarec, ce sera gagné ! Et avec le temps, en Occident, on ne parlera plus de l’art africain contemporain comme un phénomène à part, passager, sans véritable cote. Mais plutôt de tel ou tel artiste génial ou de telle œuvre monumentale.

 

Alors, encore un petit effort. Le printemps africain de Paris, c’est super bien, mais le printemps africain d’Afrique, ça sera encore mieux ! 

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Dans un contexte mondial tout à fait dépressionnaire, avec son lot d’angoisses pour demain et les multiples interrogations de toute façon sans réponse, un seul mot d’ordre en cette fin d’année : faites la fête ! Et s’il le faut, forcez-vous ! On ne peut plus continuer à enchaîner les fléaux et les récessions à ce point depuis quelques années sans faire un vrai break. Physique, mental.

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