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Avenir

Une jeunesse en chiffres

Par Zyad Limam - Publié en avril 2021
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L’Afrique subsaharienne compte les taux d’exclusion de l’éducation les plus élevés au monde. Plus d’un cinquième des enfants âgés d’environ 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés, suivi par un tiers des enfants âgés d’environ 12 à 14 ans. Et près de 60 % des jeunes âgés d’environ 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés. DR

Les prévisions statistiques laissent entrevoir des enjeux d’éducationet d’accès à l’emploi déterminants pour le continent. 

​​​​​​​19,6 ans
C’était l’âge médian des Africains en 2017, contre 30,4 ans à l’échelle mondiale.

15 ans
C’est l’âge médian au Niger. Avec l’Ouganda et le Mali (dont l’âge médian est de 16 ans),il fait partie des pays les plus jeunes du continent.

L’Île Maurice et la Tunisie
sont les pays d’Afrique avec l’âge médian le plus élevé (au-dessus de 30 ans)

À l’horizon 2050 : 
Plus de la moitié de la population du continent aura moins de 25 ans. Si les courbes ne changent pas, on parle donc de plus de 800 millions de jeunes à mi-siècle. 
- 35 % des jeunes dans le monde seront africains, alors que cette proportion n’était que de 15 % en 2000.

​​​​​​​Aujourd’hui : 
- 62 % des Africains ont moins de 25 ans.
- 70 % des Subsahariens ont moins de 30 ans.

​​​​​​​Avec plus de 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique est composée de la plus forte population de jeunes dans le monde.

La pression sur les ressources couplée au changement climatique pourrait se révéler explosive. Exemple ,dans la région du bassin du Tchad. On estime le nombre d’habitants des pays qui bordent le lac à 246 millions de personnes(75 % de Nigérians, 10 %de Camerounais, 8 %de Nigériens et 6 % de Tchadiens). En vingt-cinqans, le temps d’une seule génération, cette population va doubler. Alors que les ressources en eau sont déjà fortement impactées.

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Le Cap,Afrique du Sud. NABIL ZORKOT - TONY CAMACHO/SCIENCE PHOTO LIBRARY/SCIENCEPHOTO

30 % des jeunes en Afrique du Nord et près de 60 % en Afrique subsaharienne sont considérés comme inactifs, ou très partiellement actifs.Et lorsqu’ils ont un emploi, celui-ci est presque systématiquement dans le secteur informel.

​​​​​​​D’ici 2030 :
- on estime que 30 millions de jeunes arriveront chaque année sur le marché du travail , soit les trois quarts des entrées des jeunes au niveau mondial.
- il faudrait ainsi créer 450 millions d’emplois supplémentaires, alors que la population active actuelle est d’environ 500 millions.

Le chômage 
touche plus systématiquement les jeunes femmes que les jeunes hommes.

Dans la plupart des pays africains, le chômage des jeunes« est au moins deux fois supérieur à celui des adultes »,soulignait la Banque africaine de développement en 2014. 
Pour un peu plus de 50 % des Africains interrogés, leur identité est définie par leur pays de naissance.

Mais : 
Plus de 75 % des répondants pensent que les jeunes Africains partagent une identité commune et que celle-ci doit être mise en avant. 
79 % des jeunes estiment que le wifi et l’accès à Internet devraient être un droit fondamental. 
59 % des jeunes utilisent leur smartphone plus de 3 heures par jour et dans 9 cas sur 10 pour utiliser les réseaux sociaux. 
Fin 2019, la jeunesse africaine était la plus optimiste du monde, 65 % estimant que le xxie siècle serait un siècle africain. (Source : rapport « Africa Youth Survey 2020 »)

​​​​​​​6 millions de personnes 
C’est le nombre d’enseignants dont l’Afrique a immédiatement besoin, un chiffre qui atteindra les 15 millions dans les années à venir. La création de postes de professeurs bien formés est un défi systémique.

98 % d’enfants inscrits 
Soit le taux de scolarisation le plus élevé d’Afrique, affiché par la Tunisie.

8 à 10 % des jeunes en âge 
accèdent à l’éducation tertiaire (la plus faible performance de la planète).

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