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Acoustique

David Walters with friends

Par Sophie Rosemont - Publié en février 2021
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De gauche à droite, Roger Raspail, David Walters, Ballaké Sissoko et Vincent Ségal. MARESKI - DR

Un an après son formidable Soleil Kréyol, le songwriter et guitariste martiniquais s’entoure de ses MUSICIENS PRÉFÉRÉS dans Nocturne, un album tout en finesse et variations.

UN ÉCRIN DE CHANSONS profondément organiques, que l’on devine enregistrées en huis clos, mais propices aux voyages intimes. Un point de rencontre entre diverses cultures, des Antilles au Mali. Des cordes qui se rejoignent avec subtilité, des rythmiques viscérales. Bienvenue dans les 11 morceaux de Nocturne, lequel a de quoi illuminer nos nuits blanches.

Son objectif ? « Se rapprocher des choses essentielles », résume David Walters. C’est-à-dire une musique spontanée, fédératrice, accessible, sans pour autant oublier ses racines. Si certains titres comme « Baby Go » ou « Vancé » explorent sa propre psyché, Walters rend aussi des hommages vibrants à Fela Kuti sur « Freedom », Manu Dibango (récemment emporté par le Covid-19) sur « Papa Kossa », ou encore Sam Cook (l’inoubliable interprète de « A Change Is Gonna Come »), sur « Sam Cook Di ».

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Mais tout cela, il ne le fait pas seul. Walters connaît le musicien Vincent Ségal de longue date : « C’est l’un de mes mentors, qui m’a inspiré pour mes lives, et dont j’ai fait certaines premières parties. Je l’avais invité sur mon dernier album, Soleil Kréyol. » Pendant le confinement, ils échangent beaucoup, Walters propose à Ségal de faire des lives dépouillés, guitare-voix-violoncelle : « Au bout du deuxième, je sentais qu’il y avait quelque chose à part qui résonnait... » Et pourquoi pas pousser l’aventure jusqu’à l’enregistrement live ? Avec un « rêve de gosse » partagé par les deux hommes : que le « doyen de la percussion » guadeloupéen, Roger Raspail, et l’immense maître de kora malien, Ballaké Sissoko [lire p. 26], les rejoignent.

Vœu exaucé, en l’espace de deux jours de retrouvailles fructueuses. « Ça a été un projet très particulier à enregistrer, raconte Walters. On a fait une session acoustique, sans casques, sans filets, en une seule prise. Avec les petits défauts qu’il peut y avoir, mais aussi une vraie fluidité... C’était le cahier des charges de cet album : jouer comme quatre copains installés au coin du feu. Cela crée des souvenirs magiques. » Si tout va bien, les concerts suivront, avec une date prévue le 11 mars à la Cigale, à Paris. David Walters « espère que ça va transpirer », et que ce Nocturne tout en délicatesse pourra allumer une nouvelle flamme en live. Que la lumière soit !

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