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Abou Lagraa : coup de ballet algérien

Par Michael.AYORINDE - Publié en février 2011
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La danse, le chorégraphe franco-algérien y est venu par hasard. « Une amie m'a proposé de prendre un cours. J'avais 16 ans et j'ai tout de suite su que j'en ferais mon métier », confie-t-il. Son talent semble enfin reconnu par son pays d'origine. La Baraka assurait, en effet, la cérémonie de clôture du deuxième festival panafricain d'Alger, le 20 juillet. Et voilà que le président Bouteflika et son ministre de la Culture, Khalida Toumi, lui ont confié la redoutable tâche de dépoussiérer le ballet national d'Alger, prestigieuse et vénérable institution à qui l'on donne les moyens financiers d'une véritable renaissance.

Le programme de cette mission, confiée à Abou et sa femme, Nawal, qui fait preuve d'une belle audace et devrait durer trois ans ? Monter des spectacles, mais aussi « initier une vingtaine de danseurs de formation classique au contemporain et au hip-hop, mais aussi à ma propre gestuelle ». Comment définirait-il son style ? « Un mix de toutes ces influences qui est en même temps très emprunté à mes origines. Il y a beaucoup de mouvements du bassin, des épaules, des avant-bras et des mains », explique Abou Lagraa, plus qu'enthousiasmé par cette nouvelle collaboration avec le pays de ses origines.

Par Fadwa Miadi-Belmahi

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