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Rencontre

AKHENATON
« Récolter ce que l’on sème »

Par Astrid Krivian - Publié en juin 2021
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Le rappeur et producteur du groupe marseillais IAM signe un long poème coup de poing, La Faim de leur monde. Avec son verbe aiguisé et ses rimes en rafale, il fustige les dérives de notre humanité, où règnent injustice, exclusion et cupidité.

Récolter ce que l’on sème. AKHENATON
DIDIER D. DARWIN

Dans  les  années  1980,  une  bande d’amis traîne ses guêtres sur le Vieux Port de Marseille et refait le monde au rythme d’une passion commune : le hip-hop. Plus de trente ans après, IAM, le groupe phare de la scène rap française, a forgé sa longévité par la qualité de ses textes engagés. Avec leur univers nourri des cultures américaine, égyptienne, chinoise ou encore japonaise, ces athlètes de la rime aux productions innovantes se sont imposés en pionniers du genre : ils sont parmi les premiers à sampler de la musique orientale, et leur deuxième disque studio Ombre est lumière (1993) est le premier double album de l’histoire du rap. Animés d’une révolte, forts de leur plume acérée, de leur verbe ciselé, ils s’élèvent contre les injustices, sans se départir pour autant de leur humour, comme dans leur tube légendaire « Je danse le Mia ». Disque de diamant, L’École du micro d’argent (1997) a converti des générations au rap, avec des titres devenus anthologiques, dont « Demain, c’est loin », au format précurseur de 9 minutes. Voix emblématique du collectif, Akhenaton signe La Faim de leur monde, un long poème publié sous la forme d’un ouvrage, d’un vinyle et d’un clip aux images choc. Le rappeur, qui a pour livres de chevet les œuvres de Cheikh Anta Diop et d’Angela Davis, dresse un constat alarmant et implacable de notre monde désenchanté, où les crises s’enchaînent, les inégalités se creusent, fustigeant l’hypocrisie et la voracité destructrices des puissants. Un cri de colère pour alerter et rallier les consciences. 

AM:La disparition de votre mère a déclenché l’écriture de votre poème La Faim de leur monde...

​​​​​​​Akhenaton : En effet. Souvent, à l’origine de ces chansons fleuve, ce sont des événements, des moments compliqués qui me motivent à prendre le stylo. Le départ de ma maman, en septembre dernier, m’a convaincu de jeter mes mots sur le papier. J’ai écrit assez rapidement, car des choses étaient en moi depuis longtemps.

 En 1993, vous aviez d’ailleurs dédié à votre mère la chanson « Une femme seule ». Que vous a-t-elle appris ?

Tant de choses ! Le respect de l’autre, l’empathie, le devoir de lutter pour ses convictions, ses idées, de ne pas se laisser berner par les pièges de notre monde régi par l’ultra-communication – qui peut masquer la vérité au profit d’autres récits, plus arrangeants... Ma mère était extrêmement engagée, très touchée par tous les sujets sociétaux, elle m’a transmis ses valeurs.

La Faim de leur monde fait écho au morceau d’IAM « La fin de leur monde » (2006), lequel dressait un constat alarmant. Quinze ans après, votre espoir en des jours meilleurs est-il déçu ?

En effet, c’est raté ! C’est principalement dû à un enfonce-ment civilisationnel, qui a démarré au début des années 2000. Pour moi, les coupables sont assez identifiables, c’est un combiné de plusieurs facteurs : l’émergence des nouvelles technologies, des réseaux sociaux, l’information en boucle – depuis le 11 septembre 2001, elle s’est répandue de manière considérable –, les émissions de téléréalité, qui prônent la survalorisation de soi... L’individualisme s’est ancré profondément dans la société. Et les gens acceptent tout ça. Les femmes et hommes politiques actuels débattent et communiquent à coups de petites phrases, provoquant des situations qui auraient été jugées inacceptables il y a vingt-cinq ans. C’est le système du carton vide : on travaille l’emballage, mais pas le contenu.

Vous y écrivez : « Étrange comme la guerre des pauvres garantit la paix des riches. »

Pendant que les pauvres se font la guerre, les riches sont bien tranquilles. À mes yeux, cette « troisième guerre mondiale » a creusé des inégalités monumentales, a fortiori en France, qui a l’habitude de donner des leçons aux autres pays. Depuis 2009, la fortune des milliardaires a augmenté de 168 % au Royaume-Uni, de 170 % aux États-Unis, de 175 % en Allemagne, et de 439 % en France ! Il faut serrer la vis avant de donner des leçons aux autres. Moi, je taxerais les grandes fortunes dans une pro-portion bien plus élevée que celle proposée par le président Biden. Certes, le monde est fait de pauvres et de riches, mais la goinfrerie me dérange. Cet appétit démesuré engendre des catastrophes humaines, écologiques... Tout est lié. On est sur un château de cartes : quand une aile s’effondre, elle emmène l’autre dans sa chute.

Cette course au profit provoque des dégâts considérables...

Oui, y compris sur l’environnement. Mais quand on essaie de prendre des mesures en faveur de l’écologie, le citoyen lambda manifeste contre, car ça lui retirerait un peu d’argent sur son salaire. Une vision collective n’est pas défendue ni expliquée aux populations. Les gens ne pensent pas à travers le prisme collec-tif, ils se voient eux-mêmes avant tout. En ce sens, la pochette de notre album Yasuke, sorti en 2019, était un peu prémonitoire : pour monter sur une sorte de Radeau de la Méduse,  chacun n’hésite pas à mettre un coup de pied au voisin, qui essaie de grimper aussi.

Qu’entendez-vous par « La "rêvolution" se fait par la consommation » ?

Une fois la pandémie passée, certains devront lutter pour leur survie, pour remplir leurs assiettes. Je crains que cela ne se fasse de manière violente. Or, le recours à la force, à la vio-lence, se retourne chaque fois contre ceux qui essaient de mener une révolution. Par contre, en boycottant certains produits, en réorientant notre consommation, certaines choses changeront, peu à peu. C’est complexe bien sûr, j’ai conscience d’être moi-même pris dans un système, mais j’essaie de faire le maximum au quotidien.

« Insupportables ces leçons à l’Afrique », scandez-vous. Qu’est ce qui vous révolte dans l’attitude de l’Europe envers le continent ?

Cet hyper-paternalisme, qui conduit à de grands drames. Quand on se permet d’édicter le fonctionnement des systèmes politiques, quels comportements et quelles habitudes – de la nourriture à l’habillement – les peuples doivent adopter, pour qui ils doivent voter... Si les matières premières, les ressources étaient exploitées au profit des populations africaines, les Européens, effrayés ici par les réfugiés, verraient leurs enfants grim-per aux barbelés des frontières de l’Afrique. D’ailleurs, ce sera une réalité d’ici deux ou trois générations.

Sur la scène des 30es Victoires de la Musique, où IAM a été élu Groupe de l’année, le 13 février 2015.MARC PIASECKI/GETTY IMAGES VIA AF.
Sur la scène des 30es Victoires de la Musique, où IAM a été élu Groupe de l’année, le 13 février 2015.MARC PIASECKI/GETTY IMAGES VIA AF.

Yasuke, le dernier album d’IAM, se réfère à un héros historique : capturé par des trafiquants d’esclaves sur l’île du Mozambique au XVIe siècle, Yasuke est ensuite devenu le premier samouraï noir du Japon.

À travers lui, on rend hommage à de nombreux autres « Yasuke », qui essaient de franchir la Méditerranée, deviennent ingénieurs, chefs cuisiniers, qui réalisent leur rêve... Le monde est complexe : on veut une mondialisation, mais pas le libre mouvement des populations. On privilégie l’argent en dépit des peuples. Ce n’est pas acceptable. On va au-devant de problèmes. C’est ce que j’écris : « Le fric passe les frontières, l’info passe les frontières [...] / Sans surprise, le sang et les larmes passent aussi les frontières. »

Sur ce disque, vous signez « Remember », un morceau avec Femi Kuti. Que représente ce musicien nigérian pour vous ?

Femi et son père, Fela Kuti, sont des légendes des musiques africaines. J’ai grandi en écoutant l’afrobeat de Fela, et plus tard, j’ai découvert d’autres musiques du continent lors de soirées avec mes potes. Les sonorités et les instruments des musiques traditionnelles me touchent énormément, comme la rumba congolaise, les œuvres d’Ali Farka Touré, et celles de Femi bien sûr. Par contre, je ne suis pas sensible aux musiques commer-ciales qui cartonnent actuellement en Afrique.

Dans cette chanson, vous honorez des figures historiques des luttes pour l’émancipation et l’indépendance des peuples noirs, tels Thomas Sankara, Malcolm X, Marcus Garvey, Martin Luther King, Nelson Mandela... Ce sont aussi vos héros ?

À 17 ans, suivant le chemin de ma mère, j’ai lu Le Pouvoir noir, de Malcolm X, et les ouvrages de Cheikh Anta Diop. Ces lectures ont forgé ma pensée. Toutes ces personnes ont lutté pour  l’autonomie,  l’indépendance,  l’autodétermination  des peuples, pour une vraie décolonisation... Aujourd’hui, pour poursuivre leurs combats, le conflit ou la guerre totale ne sont à mon sens pas une solution. Cela donnerait la possibilité aux tyrans locaux de s’installer, on l’observe dans certains pays. Tout doit passer par le peuple et revenir aux peuples.

Vous êtes passionné d’Égypte ancienne, votre nom de scène emprunte d’ailleurs celui d’un illustre pharaon. Une façon de rappeler que l’histoire de l’humanité n’est pas uniquement européenne ?

Oui, l’homme africain est entré dans l’histoire, contrai-rement à ce qu’a proféré l’ancien président français Nicolas Sarkozy ! Il a même écrit l’histoire pendant des millénaires, et encore aujourd’hui. Le discours de Dakar de Sarkozy représente tout ce que je déteste, quelle vision méprisante ! Les Européens sont persuadés qu’ils ont façonné le monde entier, et de tout temps. C’est une civilisation ethnocentrée.

Et l’histoire est écrite par les vainqueurs.

Oui. Je ne crois pas en cette idée que le bien triomphe tou-jours. Parfois, les récits historiques sont biaisés. Les westerns américains des années 1940-1950 dépeignent les Amérindiens comme des êtres cruels, mesquins, ivrognes... Des nations se sont fondées sur l’extermination de plusieurs dizaines de millions d’Amérindiens, ainsi que sur la mise en esclavage de dizaine de millions d’Africains déportés. Pour pouvoir avancer, il faut être clair et coller à la réalité des faits. Certains peuvent continuer à réécrire l’histoire, vanter les bienfaits de la colo-nisation... On s’en fiche ! Regardez ce qu’il se passe actuelle-ment à Ceuta et Melilla [enclaves espagnoles situées sur la côte marocaine, seuls passages terrestres de l’Afrique à l’Union euro-péenne. En mai, plus de 8 000 personnes migrantes y ont afflué en quelques jours. Plusieurs milliers ont ensuite été expulsées vers le Maroc par les autorités espagnoles, ndlr]. Mais qu’est-ce que les Espagnols font là-bas ? C’est une vraie question de fond, plutôt que de parler des frontières de l’Europe. Ils ne sont pas sur leur territoire et devraient renoncer à ces enclaves.

Sur la scène des 30es Victoires de la Musique, où IAM a été élu Groupe de l’année, le 13 février 2015.MARC PIASECKI/GETTY IMAGES VIA AF.
Pour présenter son texte La Faim de leur monde, l’artiste sort à la fois un livre (éditions de l’Iconoclaste), un vinyle et un clip aux images choc. DR

Que vous inspire le drame des réfugiés qui périssent en Méditerranée devant l’indifférence générale, excepté quelques initiatives individuelles et  l’aide d’ONG ?

Un profond désespoir. Avec empathie, il faut s’imaginer à la place de ces familles, ces gens obligés de fuir leur pays en guerre, en ruine, où ils sont menacés, torturés ou affa-més... Mes quatre grands-parents ont quitté l’Italie parce qu’ils crevaient de faim. Ils ont vécu cette douloureuse épreuve de l’exil. Ce sont des choses proches de moi. Je sais com-ment ils ont été accueillis : très bien par cer-tains, très mal par d’autres. Donc je ne peux pas voter pour certains candidats, ne serait-ce que par principe. Dans le clip de La Faim de leur monde, j’ai tenu à la présence d’images de gens comme Cédric Herrou [cet agriculteur a aidé des personnes migrantes en situation irré-gulière à passer la frontière franco-italienne, ndlr].  Ce  sont  des  héros  français.  Ils  nous permettent d’avoir un minimum de bonne conscience. Moi, je sais parler, écrire des poésies, j’accomplis mon œuvre. Mais d’autres agissent sur le terrain : c’est à eux qu’il faut remettre des médailles, pas à nous.

Ouverte sur l’horizon et creuset de populations d’origines méditerranéennes, africaines, européennes, votre ville natale, Marseille, vous a-t-elle de fait sensibilisé aux autres cultures ?

Dans les années 1980-1990, Marseille avait une profonde conscience méditerranéenne. Mais pendant les mandats de Jean-Claude Gaudin [maire de 1995 à 2020, ndlr], les décideurs ont tenté d’européaniser la cité, de la tourner vers les villes du Nord plutôt que vers celles du Sud, de la Méditerranée. Mais dès nos débuts, nous avions conscience d’appartenir à un ensemble méditerranéen. Sur notre premier morceau, « Pharaon revient », on rappait sur de la musique égyptienne.

Vous vous insurgez contre la stigmatisation des musulmans...

Les musulmans sont les boucs émissaires depuis la chute du mur de Berlin et du communisme, en 1989. L’Occident s’est créé un nouvel ennemi, parce qu’une société a besoin d’une sorte d’axe du mal pour vivre. De nos jours, en France, sous prétexte de viser quelques centaines d’extrémistes, on choisit de blesser six ou sept millions de musulmans. C’est complètement irres-ponsable, enfantin, bête et gratuit. On a le droit d’être athée, chrétien, juif, bouddhiste... mais pas en méprisant les autres. Or, beaucoup d’anciens sympathisants de gauche, athées, ont le sentiment – je résume ! – de se faire voler leur apéritif par des musulmans : ils s’imaginent que ces derniers voudraient les empêcher de boire, de manger leur saucisson et de voir leur femme en jupe ! C’est terrible, c’est aussi bête que ça, il n’y a aucune réflexion derrière.

La société française serait-elle gangrenée par la violence, comme l’affirment certains médias ?

Cette prétendue hyperviolence dans les  quartiers  est,  encore  une  fois,  un mensonge. L’hyperviolence naît sur les réseaux sociaux, ce sont des embrouilles entre  les  gamins  qui  commencent  la veille et se terminent à l’école. Ce ne sont pas des graines de Che Guevara, mais des enfants de la consommation, qui veulent l’Audi A3, le polo à 400 balles et le sac Vuitton à 2 000. Ce sont leurs enfants,  pas  les  nôtres !  Une  société récolte ce qu’elle sème. Des gens défilent sur les plateaux télé et s’inquiètent d’une montée alarmante des meurtres com-mis. Mais, par exemple, le nombre de policiers assassinés dans l’exercice de leurs fonctions ou celui de mineurs tués sont quasiment équivalents à ceux des années 1980. Faire peur avec une supposée déferlante d’homicides est irresponsable. Ce sont les petites violences au quotidien qui ont vraiment augmenté. Et ça, c’est un problème  civilisationnel.

Qu’est-ce que la République française a manqué vis-à-vis des populations issues de l’immigration postcoloniale, des quartiers populaires ?

Elle a manqué à la valorisation de ces jeunes, à leur donner l’accès à des emplois, des universités, des écoles prestigieuses... Les chiffres de l’INSEE sont criants : à salaire égal, un homme noir a sept fois moins de chance d’obtenir un appartement qu’un homme blanc. Elle a aussi manqué l’occasion de se taire lors de situations délicates, comme les attentats. En tant que musulmans, nous ne sommes pas concernés par des tarés qui choisissent de tuer ! Pourtant, on nous demande de nous justifier, de nous excuser. C’est devenu irrespirable. On a comme un genou sur la nuque en permanence au quotidien.

Entouré (de gauche à droite) de Kephren, Kheops, Shurik’n et Imhotep, les autres membres emblématiques du groupe.MANUEL LAGOS CID/PARISMATCH/SCOOP.
Entouré (de gauche à droite) de Kephren, Kheops, Shurik’n et Imhotep, les autres membres emblématiques du groupe.MANUEL LAGOS CID/PARISMATCH/SCOOP.

À un an de l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, candidate du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN), compte entre 25 et 27 %d’intention de votes selon les sondages. Êtes-vous inquiet ?

Ça fait quarante ans que je suis inquiet. Je vais citer une phrase du Coran qui, en substance, dit : les hommes ont les gouvernants qu’ils méritent. On n’a pas à craindre une situation similaire à celle de l’Allemagne nazie en 1933, même si les partisans de l’extrême droite française partagent des valeurs communes avec ces fascistes – arrêtons de croire que le RN est un parti démocratique ! –, mais le petit nazi de tous les jours me fait peur, celui qui fait des excès de zèle, exerce des brimades, de l’oppression au quotidien... Je crains que ce fascisme mesquin de petit chef s’installe. Les gouvernants seront à l’image de ce peuple-là.

Vous dénoncez la banalisation des discours racistes dans la sphère publique...

Oui. Par exemple, la chaîne de service public France 2 a laissé Éric Zemmour proférer ses inepties, pendant des années, dans une émission hebdomadaire. [Ce journaliste et polémiste français a été condamné à plusieurs reprises par la justice pour ses déclarations : injure et provocation à la haine religieuse envers les musulmans, provocation à la discrimination raciale... Il continue d’apparaître sur la chaîne privée CNews et est chroniqueur au Figaro, ndlr.] Cette parole s’est complètement libérée. Le service public doit faire son mea culpa. Mais chacun pense à son petit salaire, à son petit audimat, et contribue à fabriquer du facho. Je suis très cynique sur ces sujets-là. Mon espoir, je le trouve dans mon quotidien et dans mes chansons.

Le rap est une musique de révolte. Est-ce que vous rapperez jusqu’à votre dernier souffle ?

Contrairement à l’idée répandue, le rap était à l’origine une musique de distraction, de club, du disco alternatif de 1972 à 1982. Il est devenu contestataire avec l’émergence de morceaux comme « The Message » de Grandmaster Flash and the Furious Five, et de groupes comme Public Enemy... L’essentiel est de ne pas trahir son âge. Si à 52 ans, j’écrivais des textes de teenager, ce serait problématique ! Je ne crée pas des morceaux qui doivent « faire jeune » pour vendre des disques à tout prix. Nous parlons de problèmes qui nous touchent nous et nos enfants... Le rap traversera d’autant mieux les âges si les artistes assument le leur, en produisant des œuvres qui leur correspondent.

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