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Bilatérale

Algérie-Maroc, un très coûteux divorce

Par Jean-Michel Meyer - Publié en octobre 2021
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En rompant ses relations diplomatiques avec Rabat, Alger écarte une nouvelle relance des relations économiques complémentaires entre les deux pays et porte un coup rude à l’intégration régionale, pourtant chaque jour un peu plus urgente.

Le feu couvait, avec en toile de fond la question du Sahara occidental et les nouveaux liens tissés entre le royaume chérifien et Israël. L’annonce a claqué le 24 août, sèche. « L’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc à partir d’aujourd’hui », a lancé le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

SHUTTERSTOCK
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La décision est tombée en pleine renégociation du contrat de transit du gazoduc Maghreb-Europe (GME), qui arrive à expiration le 31 octobre. Ce tube d’acier de 1 300 kilomètres de long (13 milliards de m3 de gaz acheminés par an), dernier lien économique officiel entre les deux pays, relie depuis 1996 les gisements algériens d’Hassi R’Mel à Cordoue, en Espagne, via le Maroc.

La situation est très confuse. Le royaume souhaite reconduire le contrat de transit qui lui a rapporté 51 millions de dollars en 2020 et permis d’alimenter en gaz algérien deux de ses centrales thermiques. Mais dès le 26 août, l’Algérie s’engageait « à couvrir l’ensemble des...

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