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mon carnet de route

Brazzaville

Par BAUDOUIN MOUANDA - Publié en avril 2015
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Ses images sur les sapeurs ont fait le tour du monde. Membre du collectif congolais Génération Elili, il est aujourd’hui une figure majeure de la photographie contemporaine africaine.

La tour Nabemba.
C’est l’immeuble le plus haut de la capitale, et un peu notre tour Eiffel ! En forme de sablier, je trouve qu’elle fait la beauté du centre-ville. Elle a été très bien rénovée après la guerre. On l’appelle aussi la tour Elf, car elle a été construite pour accueillir cette société. Aujourd’hui encore, elle abrite des bureaux.

Bacongo, le quartier des sapeurs.
La Sape – Société des ambianceurs et des personnes élégantes – est un mouvement vestimentaire de revendication qui a vu le jour après l’indépendance. Les dandys rivalisent de classe et défilent dans la rue… De nombreux quartiers revendiquent d’être à l’origine de cette tendance, mais la Sape est vraiment née à Bacongo. Plusieurs endroits possèdent leur propre festival qui, chaque année, élit son meilleur sapeur.

Les Ateliers Sahm.
La plasticienne et romancière Bill Kouélany a ouvert en 2012 un espace d’expositions dans une villa du quartier de Makélékélé, réservé aux artistes africains. C’est une véritable plateforme des arts et un lieu d’échanges. Nous sommes heureux d’avoir ce genre de structure dans la ville, la culture en a besoin pour être dynamisée.

Les trottoirs du savoir.
Sur l’avenue Sassou-Nguesso, on ne peut pas les rater : au début, les étudiants sont venus s’installer sous les grands lampadaires de la rue pour profiter de la lumière et étudier le soir. Mais en fait, c’est vraiment devenu leur lieu de rendez-vous. Même ceux qui ont l’électricité chez eux viennent ici pour fuir l’environnement familial et être un peu tranquilles. Et la journée, ils révisent sous les eucalyptus pour se protéger du soleil. J’ai fait un reportage sur ce phénomène.

Les Rapides.
Les Brazzavillois adorent ce lieu de détente. Au bord du fleuve, on y trouve des restaurants, des boîtes. Et, en face, la RD Congo qui vous regarde ! Ou que l’on regarde, c’est selon. Je voyage beaucoup pour mon travail et dès que je rentre, c’est là que je donne rendez-vous à mes amis. À l’ombre des manguiers, on mange du maboké, du poisson cuit à l’étouffée dans des feuilles de bananier. Un vrai délice !

La Détente.
Le haut lieu de la rumba, à Bacongo. Tous les dimanches, les artistes s’y produisent. Pas de vraie fête sans la danse ! Même si l’on écoute beaucoup les Congolais de l’autre rive comme Koffi Olomidé ou Papa Wemba, on a aussi de bons chanteurs à Brazza, comme Roga Roga.

Le marché de Poto-Poto.
Très animé, tout le monde s’y rend ! C’est un joyeux mélange de nourriture, de vêtements, de tissus, d’artisanat. On peut aussi y trouver l’une des spécialités locales : le saka saka [feuilles de manioc pilées et mélangées à de la pâte d’arachide et de l’huile de palme, ndlr]. C’est ce que l’on offre d’ordinaire aux visiteurs.

L’espace Génération Elili.
C’est là que se retrouvent les 17 photographes du collectif Génération Elili, créé en 2003. Située à Bacongo, la galerie accueille des expositions et des événements, notamment pendant la CAN ou la Coupe du monde de foot. On apporte la culture photo aux habitants du quartier qui n’ont pas l’occasion d’aller à l’Institut français, en centre-ville. Chaque dernier vendredi du mois, on organise une projection. L’idée c’est de créer des rencontres mais aussi de provoquer le débat. Et parfois, c’est chaud !

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