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Interview

Calixte Bernard : « Dans ma bande dessinée, la couleur est signe d’espoir. »

Par Astrid Krivian Cédric Bouvier
Publié le 20 mai 2026 à 15h54
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Enfant, elle dévorait les bandes dessinées, Aya de Yopougon en tête. Née à Créteil en 1995, diplômée de l’école de communication visuelle de la ville de Paris (EPSAA), Calixte Bernard est graphiste et illustratrice. Avec Bamby (Tumulte, 2025), inspiré de la vie de sa mère, elle signe son premier roman graphique. Et pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Le pitch ? En 1993, Bamby, 17 ans, quitte son Cameroun natal pour faire son droit en France en banlieue parisienne. Plongeant aussi dans l’enfance de la jeune femme, ce récit d’apprentissage dépeint son adaptation dans ce nouveau pays, son déracinement, ses premières amours, ses épreuves familiales, sa débrouillardise, traversant diverses émotions, de la joie à la douleur. Avec un style naïf, un regard tendre et sensible, des couleurs vives qui se savourent avec gourmandise comme un soda à l’ananas, cette bande dessinée porte une attention particulière aux scènes du quotidien, à la cuisine, aux objets de consommation, à la mode, à la pop culture (cinéma, foot, chansons...), brossant avec réalisme et nostalgie les années 90.