Consommation : Ramadan, mois de l’inflation
Supposé être un mois de jeûne, le ramadan donne paradoxalement lieu à une spirale de dépenses, notamment alimentaires. C’est en effet à ce secteur que revient la plus grosse part du gâteau ramadanesque. Au Maroc, on enregistre une hausse de plus de 18 % dans ce domaine. Les pays voisins ne sont pas épargnés par la fièvre acheteuse. En Tunisie, le budget alloué à la nourriture augmente de 30 %. En Égypte, 83 % des ménages accroissent leurs dépenses alimentaires de 50 % à 100 % pendant cette période. Et s’il y a flambée des prix, elle n’empêche pas l’explosion des budgets. Les ménages algériens les plus modestes ne sont pas près d’oublier que, au dernier ramadan, la pomme de terre est passée de 20 à 50 dinars (21 à 52 centimes d’euro) le kilo.
Si les frais de bouche grimpent en flèche, c’est parce qu’il est de coutume d’échanger les invitations durant ce mois sacré. Et qui dit réceptions et autres ftour (premier repas de la journée) gargantuesques, dit aussi, notamment pour la bourgeoisie, tenues et vêtements appropriés. Au Maroc, rien n’interdit d’honorer une invitation à un ftour en slim, mais c’est mal vu. Mieux vaut sortir djellaba, caftan...