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Daoud, le jazz en toute liberté

Par Astrid Krivian Cédric Bouvier
Publié le 8 octobre 2026 à 10h43
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On le surnomme l’enfant terrible du jazz. Trompettiste, compositeur, producteur et beatmaker franco-marocain, daoud fait partie de ces musiciens qui bousculent le genre, ses codes, son élitisme, en y insufflant librement les apports d’autres musiques (hip hop, électro, gnawa, métal…). Lui qui rêvait d’être clown écorche aussi l’aspect sérieux du jazz en taquinant son public sur scène, en proposant des vidéos clips à l’humour décalé, en baptisant ses morceaux de titres absurdes ou énigmatiques – aussi pour que le public s’approprie cette musique instrumentale en y projetant sa propre imagination. Après Good boy (2024), un 1 er album remarqué, il présente le très réussi ok (ACT, 2025), un disque lumineux au souffle exalté. Accompagné de son quartet, il déploie énergie tellurique et envolées planantes, ardeur et mélancolie, tumulte et douceur pour explorer ses failles, ses blessures, ses contradictions, et tenter de les accepter. Rencontre lors de la 21ème édition du festival Arabesques de Montpellier, qui s’est tenue du 8 au 20 septembre 2026. Crédit photo : Tanguy Delavet