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C'est comment ?

Déconnexions

Par Emmanuelle Pontié - Publié en août 2020

À ce jour, près de la moitié de la population mondiale est présente sur les réseaux sociaux. Et durant les douze derniers mois, en partie du fait de la pandémie de Covid-19, le nombre d’utilisateurs a augmenté d’environ 10 %, soit de 12 nouveaux utilisateurs par seconde. Super ! Les divers confinements ont poussé les habitants de la planète entière à communiquer différemment, les télétravailleurs à bosser à distance, arborant souvent un visage déformé sur un petit écran, les élèves à se connecter pour ne pas perdre pied dans leur cursus.

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Bref, l’utilisation des applis et autres solutions high-tech ont le vent en poupe.

En Afrique aussi, la dématérialisation et les visioconférences se retrouvent partout à l’ordre du jour. Dans les entreprises, dans les ministères, dans les organisations panafricaines. Et sur les derniers mois, la plupart des pays ont assisté à une montée en charge sur les réseaux Internet fixe et mobile des opérateurs de télécommunications, ainsi qu’à une surconsommation de la bande passante.

Pourtant, sur le continent, l’accès aux nouvelles technologies, pour une kyrielle de raisons, reste faible et constitue un véritable casse-tête. Le matériel est cher et inaccessible pour la plupart, les connexions lentes, les délestages en chaîne… Résultat, des pans entiers des populations restent sur le carreau. Notamment les écoliers, abandonnés chez eux après la fermeture des établissements scolaires, qui ne rouvriront qu’à la rentrée à Kinshasa, à Dakar… Et ce dans le meilleur des scénarios.

Pourtant, les gouvernements communiquent à longueur d’année sur tel bout de fibre optique tout neuf, sur telle nouvelle couverture réseau exceptionnelle, ou encore sur telle possibilité de connexion révolutionnaire… Les programmes ambitieux se multiplient, sans pour autant porter leurs fruits, ou en tout cas pas assez rapidement. Et c’est un vrai souci, surtout à l’heure d’un monde connecté où les nouvelles technologies s’imposent accessoirement comme une arme majeure contre les effets d’une pandémie mondiale. Pour continuer à apprendre, à faire du commerce, à échanger, à travailler, à créer de la richesse, à vivre, quoi ! Alors espérons que cette sale période aura dopé nos dirigeants en matière de high-tech ! L’une de leur priorité doit devenir l’accès à Internet pour tous. Et vite…

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