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Défense : Opération réhabilitation

Par - Publié en mai 2018
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Après les évènements du 28 septembre 2009, la confiance revient peu à peu entre les Guinéens et leurs soldats. EMMANUEL BRAUN / REUTERS
Si par le passé, les guerres civiles ayant sévi dans les pays voisins, Guinée-Bissau, Liberia et Sierra Leone, ont débordé sur le territoire de la Guinée, le pays a miraculeusement été épargné par la vague djihadiste qui sévit au Mali et ailleurs. Musulmane à plus de 80 %, la population guinéenne paraît sourde aux sirènes wahhabites. On constate dans certains quartiers de la capitale, comme Hamdalaye, l’apparition de voile intégral chez des femmes et des looks masculins faits de pantalons raccourcis, calotte blanche sur la tête et barbe hirsute. Mais l’islam pratiqué dans l’écrasante majorité des mosquées de Guinée est confrérique, aux antipodes de celui que prônent les fondamentalistes. Les imams locaux veillent. C’est donc plus l’oligarchie religieuse que les services de sécurité qui protège le pays de la gangrène salafiste. Quant à l’institution militaire et les services de renseignement, ils ne se sont toujours pas remis des années Dadis Camara et leur honneur perdu après les événements du 28 septembre 2009, quand les bérets rouges, troupes d’élite de l’armée, ont tiré sur une foule de manifestants pacifiques réunie dans un stade, tuant plus de 150 civils et violant une centaine de femmes. Les réformes engagées en 2011 par le président Alpha Condé, et sa nouvelle politique de défense et de sécurité, commencent à porter leurs fruits. Les Nations unies apportent également leur concours à travers un programme du PNUD. Un douloureux événement a contribué à rapprocher militaires et civils : la mort de sept casques bleus guinéens, dont une femme, engagés dans la Minusma dans une attaque, en février 2016, contre leur camp à Kidal au Mali. Leurs obsèques nationales ont réconcilié les Guinéens avec leurs soldats.

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