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Dinaw Mengestu, BASSO CANNARSA/OPALE.PHOTO
Dinaw Mengestu, BASSO CANNARSA/OPALE.PHOTO
Entretien

Dinaw Mengestu:
« L'art nous rappelle ces qualités mystérieuses de notre existence, cette part d'inconnu qui nous définit »

Par Catherine Faye
Publié le 7 juillet 2026 à 10h23
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Dans son dernier roman, l'auteur américain d'origine éthiopienne explore les notions d'identité, d'exil et de filiation. Il revient sur son parcours, son rapport à la littérature et ses inquiétudes face au recul démocratique aux États-Unis. Propos recueillis par Catherine Faye.

Unanimement salué par la presse américaine – et par Barack Obama ! – à sa sortie aux États-Unis, en 2024, Quelqu'un comme nous explore la construction d'une identité fragile, marquée par l'exil, les non-dits, un entre-deux constant. Traversé de part en part par la question de l'immigration, le quatrième roman de l'écrivain américain d'origine éthiopienne Dinaw Mengestu offre un texte à la fois labyrinthique et introspectif sur deux hommes en quête d'eux-mêmes. Une façon de redonner la parole aux oubliés du « rêve américain » à travers un récit à tiroirs, à mi-chemin entre autobiographie et fiction. Activement engagé pour la liberté d'expression et la promotion de la littérature, notamment en tant que président de la fondation Pen America et en tant que directeur du département d'écriture créative du Bard College, le romancier est aujourd'hui une voix importante contre la stigmatisation des étrangers. De l'Éthiopie à la France, en passant par les États-Unis, son œuvre et son action publique n'ont...

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