Djaïli Amadou Amal :
« Je me rattache aux souvenirs et aux petites histoires pour ne pas les voir s'échapper »
Avec Espoir, l'autrice signe un récit autobiographique où elle replonge dans son enfance à Maroua, au Cameroun. Elle y raconte d'une plume sensible sa double culture, le racisme interethnique, le poids des traditions et la naissance d'un désir de liberté qui traverse son œuvre comme son engagement militant.
Avec son autobiographie Espoir, son sixième livre, la romancière camerounaise prend cette fois la plume pour plonger dans ses souvenirs et raconter son enfance à Maroua, dans la zone sahélienne de l'Extrême-Nord du Cameroun. Avec ses talents de conteuse, sa fine observation et sa sensibilité, elle restitue sa perception d'enfant, en se délestant du regard de l'adulte, pour dépeindre sa famille, son environnement, ses joies et ses blessures, ses rêves et ses frustrations. Djaïli Amadou Amal a grandi dans un monde multiculturel – sa mère, arabe égyptienne, et son père, peul camerounais, forment un couple aimant. Elle apprend très tôt à naviguer entre les différents usages, les tabous, les contradictions parfois. Née après le décès de sa sœur, elle est baptisée Amal – « espoir » en arabe –, un prénom qui orientera son parcours, d'une certaine façon. Initiée au pouvoir des histoires avec les contes de sa tante, évoluant dans...