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Lors du Festival de Cannes, le 14 mai 2025. IMAGO / ALAMY STOCK PHOTO
Lors du Festival de Cannes, le 14 mai 2025. IMAGO / ALAMY STOCK PHOTO
Interview

Erige Sehiri:
«Je raconte le réel»

Par Astrid Krivian
Publié le 9 janvier 2026 à 08h54
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La réalisatrice franco-tunisienne aborde la question de la migration au féminin dans son deuxième film puissant et lumineux. Des trajectoires plurielles, loin des représentations habituelles, qui permettent de changer de perspective.

Tunis, aujourd’hui. Pasteure évangélique ivoirienne établie en Tunisie, Marie (Aïssa Maïga) héberge Naney (Debora Lobe Naney), une jeune femme exilée qui tente de gagner sa vie ici pour sa fille restée en Côte d’Ivoire, et Jolie (Laetitia Ky), venue suivre des études d’ingénieur. Dans un contexte où l’hostilité et le racisme envers les personnes migrantes originaires d’Afrique subsaharienne s’intensifient, leur quotidien, fait à la fois de solidarité et de débrouillardise en solo, de tendresse et de défiance, de tensions et de partages, demeure fragile, précaire, sur le fil. Lorsqu’elles recueillent une enfant, Kenza, 4 ans, rescapée d’un naufrage et orpheline, leur vie bascule et une famille recomposée s’improvise. Multiprimé au Festival d’Angoulême, présenté en ouverture de la section Un certain regard au Festival de Cannes en 2025, le puissant Promis le ciel raconte la trajectoire migratoire de ces femmes: leurs forces et leurs failles, l’espoir malgré la menace qui les cible et les grandes difficultés qu’elles affrontent. Émouvantes et inspirantes – «ni héroïnes ni victimes», insiste la cinéaste Erige...

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