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Fret maritime

L’incontournable continent

Par Cédric Gouverneur
Publié le 12 mai 2026 à 14h27
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Le regain de trafic maritime via le cap de Bonne-Espérance renforce la détermination des États littoraux africains à développer leurs capacités portuaires, afin de répondre à la demande, aussi bien internationale que locale. Les projets de Ndayane au Sénégal et de Bagamoyo en Tanzanie paraissent les plus prometteurs.

Le port multiservices de Doraleh, à Djibouti. PATRICK ROBERT
Le port multiservices de Doraleh, à Djibouti. PATRICK ROBERT

Le blocage du détroit d’Ormuz, depuis fin février, et le déclenchement de l’opération militaire américano-israélienne «Fureur épique» contre l’Iran se traduisent par un bouleversement des flux maritimes. Dès mars, Maersk (Danemark) et Hapag-Lloyd (Allemagne), deux des principales compagnies mondiales de transport par conteneurs, annonçaient le réacheminement de leurs principales liaisons via le cap de Bonne-Espérance. Le nombre de navires faisant escale au port sud-africain du Cap a bondi de 112% en un mois. La Chambre de commerce et d’industrie sudafricaine souligne néanmoins que cet afflux, s’il crée des opportunités commerciales dans le domaine de l’avitaillement, de la réparation navale et des fournitures maritimes, entraîne également «des contraintes d’infrastructures», notamment des problèmes de congestion. Les ports de Durban (Afrique du Sud), Maputo (Mozambique), Dar es-Salaam (Tanzanie) et Walvis Bay (Namibie) voient également croître leur trafic. Le port kényan de l’île de Lamu, construit par...

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