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Rencontre

Dalila Dalléas Bouzar
« L’art a toujours fait partie de ma vie »

Par Fouzia Marouf - Publié en juillet 2021
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Cette plasticienne inclassable franco-algérienne sublime le corps des femmes dans une œuvre foisonnante. Après son exposition personnelle « Eden » à la galerie Cécile Fakhoury, à Paris, en février dernier, elle est actuellement présente à la Maison des arts de Malakoff.

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Dalila Dalléas Bouzar. DR

Regard droit, Dalila Dalléas Bouzar est une artiste au contact direct. Engagée, elle allie la puissance de son geste à la liberté des formes au nom d’une mémoire qui fait œuvre politique. Ses galeries de portraits formant le corps d’un récit humain, ses femmes nues qui jaillissent avec force de la toile, auréolées de tonalités vives, sont autant de sans-voix exhumées, inconsolées, réhabilitées par cette esthète en quête de vérité. Née à Oran en 1974, fief du raï où souffle un vent de liberté, Dalila Dalléas Bouzar grandit dans le quartier cosmopolite du 18e arrondissement de Paris : son goût pour l’art s’aiguise au contact d’une riche palette d’espaces culturels. Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2003, elle se rend à Alger afin d’y animer des ateliers de peinture dédiés aux femmes ; sa fascination pour l’Afrique est enclenchée. En 2011, Algérie Année 0 est présentée aux Centres culturels français d’Alger, puis de Pointe-Noire, et à celui d’Oran en 2012. Suit sa série de 12 portraits intitulée Princesses, en 2015, où elle  réinterprète les images de la guerre d’Algérie sous le prisme féminin.

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