Jocelyn Balu célèbre l’âge d’or de la rumba congolaise
Avec son premier album Borumba (Vu Prod, 2026), le chanteur et guitariste congolais explore l’âge d’or de la rumba congolaise - celle des pionniers, des années 40 à 1970. Formé auprès des anciens du Bakolo Music International, créé en 1948 par Wendo Kolosoy, père de la rumba congolaise, Jocelyn Balu s’approprie avec talent cet héritage pour composer son propre répertoire. Ce natif de Kinshasa rend hommage à ses ancêtres du peuple Bakongo, déportés à Cuba lors de la traite transatlantique, où ils ont amené la danse du nombril – nkumba en kikongo, dont la rumba tire son nom. Inscrite depuis 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'Unesco, cette musique est ensuite revenue au Congo dans les années 1930 et se voit enrichie des multiples traditions musicales des quelques 400 ethnies du pays. Avec ses morceaux jubilatoires, festifs, ou poignants, teintés de gospel, cette jeune voix d’or perpétue l’âme de la rumba (« borumba » signifie l’esprit de la rumba) et cet éveil des consciences, à travers ses messages humanistes, dénonçant les injustices et le culte de l’argent.