Aller au contenu principal
Transparence

Kenya : la population dit stop à l’endettement

Par Jean-Michel Meyer - Publié en juin 2021
Share

Une tempête de contestation sur les réseaux sociaux dénonce le prêt de 2,34milliards de dollars alloué par le FMI au pays, miné par les scandales de détournement financier.

Des manifestants marchent contre la corruption à Nairobi, le 30 avril 2019.
Des manifestants marchent contre la corruption à Nairobi, le 30 avril 2019. BAZ RATNER/REUTERS

Illustre inconnu, le Kényan Jefferson Murrey a déclenché une vague de contestation virale inédite dans son pays. Dans une pétition mise en ligne le 4 avril, qu’il signe par « Un contribuable fatigué », il dénonce le prêt de 2,34 milliards de dollars sur trois ans accordé par le FMI au Kenya deux jours plus tôt. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. « Les prêts antérieurs au gouvernement kenyan n’ont pas été utilisés avec prudence et se sont souvent soldés par des méga scandales de corruption », indique le pétitionnaire, suivi par plus de 235 000 signataires à la mi-mai. Ce prêt doit soutenir « la réponse au Covid-19 des autorités et leur plan de réduction des vulnérabilités de la dette, tout en préservant les ressources pour protéger les groupes vulnérables », s’est expliqué le FMI.
Ce qui inquiète surtout l’institution, c’est que « le pays présente un risque élevé de surendettement ». Le...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article

Dans la même rubrique

Au Maroc, le changement climatique accroît le stress hydrique. Le Groupe OCP, leader dans le domaine de la nutrition des plantes, s’engage à ne plus recourir aux ressources en eaux conventionnelles pour ses besoins industriels d’ici 2026.

Publié en juillet 2022

Le spécialiste des questions monétaires et directeur de l’Institut Rousseau, think tank classé à gauche, se montre pour le moins circonspect quant à la fiabilité du bitcoin et son intérêt pour les pays africains. Il nous explique pourquoi.

Publié en juillet 2022

La République centrafricaine est le deuxième État à avoir adopté la fameuse cryptomonnaie. Problème : son cours est en chute libre. Mais malgré les doutes, le président Faustin-Archange Touadéra affiche de grandes ambitions virtuelles.

Publié en juillet 2022