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La Faculté des sciences juridiques et politiques de l'Université Cheikh Anta Diop, à Dakar, au Sénégal. SHUTTERSTOCK
La Faculté des sciences juridiques et politiques de l'Université Cheikh Anta Diop, à Dakar, au Sénégal. SHUTTERSTOCK
Emplois

L'Afrique cherche à garder
ses jeunes talents

Par Cédric Gouverneur
Publié le 10 juin 2026 à 16h54
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L'émigration, chaque année, de milliers de diplômés – médecins, ingénieurs, universitaires, etc. – pénalise le continent. Les États multiplient les initiatives afin de retenir sur place, ou tout au moins d'inciter à revenir, cette richesse humaine qualifiée, indispensable au développement.

L'Agence de développement de l'Union africaine (AUDA-NEPAD) estime qu'au moins 70 000 professionnels qualifiés et hautement diplômés quittent chaque année le continent pour l'Europe ou l'Amérique du Nord. Les chiffres sont éloquents : selon les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'Unesco et de l'Organisation internationale pour les migrations (IOM), environ 135 000 médecins et infirmiers africains ont émigré en 2022, ainsi que 20 200 universitaires, 18 900 experts des technologies et 10 000 ingénieurs. Au Nigeria, 9 000 médecins et 1 500 universitaires se sont expatriés entre 2016 et 2021. Le Ghana a perdu 20 % de son personnel soignant entre 2015 et 2020. L'Afrique du Sud perd 3 000 soignants par an. Près d'un tiers des médecins égyptiens exercent hors du pays. Le Maroc voit partir chaque année un tiers de ses praticiens tout juste diplômés, soit environ 700, la plupart au profit des hôpitaux français. Dans l'Hexagone, environ 8 % d'entre eux ont obtenu...

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