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Detroit d’Ormuz entre l’Iran et les pays du golfe. ALAMY
Detroit d’Ormuz entre l’Iran et les pays du golfe. ALAMY
Analyse

L'Afrique face à la guerre

Par Zyad Limam
Publié le 2 avril 2026 à 09h16
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Les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran ont déclenché un conflit historique et une crise énergétique globale. Pétrole, gaz, engrais, devises, transport aérien, tourisme, investissements, diplomatie… Le continent n’est pas «à part». L’onde de choc repose la question essentielle: celle des dépendances et de la souveraineté. Approche en quinze points clés.

1. Le prix du baril

Le 28 février 2026, les  premières frappes américaines et israéliennes sur l’Iran ont fait basculer le monde dans une crise énergétique majeure et systémique. En quelques jours, le baril de Brent a franchi la barre des 100 dollars, puis des  120dollars–au plus haut depuis 2008.La fermeture du détroit d’Ormuz, déclarée par Téhéran le 4 mars, a retiré du marché mondial près de 10 millions de barils par jour. L’Agence internationale de l’énergie parle de la plus grande perturbation de l’offre pétrolière de l’histoire.

Pour l’Afrique, les effets sont à la fois douloureux et contradictoires. Le continent représente environ 10% de la production mondiale de pétrole – quelque 10 millions de barils par jour. Le Nigeria en tête (1,5 million de barils/ jour),suivi de la Libye, de l’Angola, de l’Algérie, de l’Égypte. Les réserves sont considérables: la Libye seule détient 48 milliards de barils, le...

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