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Pauvreté

L’économie informelle gagne en crédit

Par Jean-Michel Meyer - Publié en novembre 2020
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Petit commerce de rue à Johannesbourg, en Afrique du Sud. SHUTTERSTOCK
Petit commerce de rue à Johannesbourg, en Afrique du Sud. SHUTTERSTOCK

Longtemps considérée comme une fatalité et un fléau, celle-ci fait vivre 85,8 % des actifs africains. Pour doper la croissance et la création d’emplois, les autorités et les bailleurs de fonds multiplient les stratégies pour l’intégrer dans l’économie réelle.

L’autodérision reste une arme absolue en Afrique, même dans les pires moments, comme la crise du Covid-19 et la récession économique qui en découle. Au Burkina Faso, de Ouagadougou à Ouahigouya, au nord, les victimes du confinement décrété au printemps dernier recourent à l’humour pour traduire les graves difficultés économiques qu’elles traversent: femmes piliers des marchés, chauffeurs de taxi, marchands ambulants ne parlent plus que de l’épidémie «Pochvid-20», une maladie bien plus dangereuse que le Covid-19.

Et même si le continent est plutôt épargné par le coronavirus, le phénomène des poches vides frappe lourdement cette économie informelle, où pullulent les petits boulots précaires parmi les agriculteurs, les commerçants, les artisans, les recycleurs ou encore le personnel domestique. Une activité grise qui échappe aux radars des réglementations économiques et sociales et emploie en grande majorité des personnes vulnérables et fragiles.

« Les travailleurs informels sont souvent mal rémunérés et reçoivent généralement des...

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