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Tendances

L’expansion des zones économiques spéciales

Par Jean-Michel Meyer - Publié en novembre 2021
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La plate-forme de Tanger-Med, au Maroc, réunit plusieurs de ces lieux aux régimes fiscaux et douaniers particuliers. FADEL SENNA/AFP
La plate-forme de Tanger-Med, au Maroc, réunit plusieurs de ces lieux aux régimes fiscaux et douaniers particuliers. FADEL SENNA/AFP

 

Qualifiés d’outils les plus adaptés pour industrialiser un pays, ces espaces fleurissent en Afrique : il en existe plus de 200, et 70 sont en projet.

La crise sanitaire mondiale a révélé la grande dépendance des économies du continent aux importations. « L’ambition de nombreux pays africains de s’industrialiser, en transformant sur place les matières premières, peut trouver dans les zones économiques spéciales (ZES) l’outil d’une réussite rapide », estime Moubarack Lô, le directeur général du Bureau de prospective économique du Sénégal. « L’intérêt d’une ZES est de bâtir un environnement de classe mondiale. Il est possible d’en créer en trois ou quatre ans, alors que le développement d’un pays prend plus de temps », plaide-t-il.

Maurice, le Ghana, le Liberia ou le Sénégal l’ont adopté dès les années 1970, mais l’outil retrouve une nouvelle jeunesse. « Le concept de ZES est tellement attractif qu’il est le symbole de l’industrialisation réussie », garantit un rapport de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED) de septembre 2021.

Une ZES est une zone strictement délimitée, avec un régime fiscal et douanier...

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