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Côte d’Ivoire

À l'horizon 2025

Par Zyad Limam - Publié en janvier 2021
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Réélu, Alassane Ouattara est au centre de l’échiquier. Et au pilotage d’un nouveau mandat crucial pour le pays. Stabilité, émergence, accélération des réformes et transition générationnelle seront au cœur des enjeux.La séquence aura été historique, dense, et parfois tragique. Le 5 mars, à Yamoussoukro, le président Alassane Ouattara annonce qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Le 12 mars, un conseil extraordinaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) désigne le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme candidat. La Côte d’Ivoire se dirige vers une succession maîtrisée. Avec une passation pacifique, unique dans son histoire, la première entre deux présidents, depuis l’indépendance. Amadou Gon Coulibaly, lui, se prépare depuis des mois. Une équipe s’est rassemblée autour de lui, pour construire un programme ambitieux. Le 11 mars, un premier cas de Covid-19 est détecté, une personne ayant séjourné en Italie. Le pays se met en ordre de marche, ouvrant des structures mobiles pour prendre en charge les patients. Début avril, Amadou Gon Coulibaly a dû se mettre en quarantaine, il a été cas contact. Un vaste plan de soutien économique de 1 700 milliards de francs CFA est mis en place. Dans la nuit du 1er mai, le Premier ministre et candidat fait un malaise cardiaque. Il est évacué sur Paris, capitale française en plein confinement. Fin juin, AGC peut enfin quitter l’hôpital de la Pitié. Il veut rentrer à Abidjan. Reprendre le cours de son destin, et retrouver le pays. Le 8 juillet, le Premier ministre se rend au Conseil des ministres, au palais du Plateau. Son cœur le lâche. Il meurt au travail, en fonction, au pays. Le choc est immense.

 

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Le quartier du Plateau, à Abidjan.DR

Pour le président Ouattara, la disparition d’Amadou Gon Coulibaly entraîne une analyse totalement différente de la situation. Dans un contexte particulièrement difficile, marqué par la pandémie de Covid-19, les risques de crise économique et les défis sécuritaires régionaux, il doit reprendre la main. Il n’hésite pas, il sera candidat. La stabilité du pays est en jeu. Et celle du parti présidentiel, le RHDP, aussi. Difficile de générer une candidature de « secours » à quelques semaines du scrutin, sans provoquer de fort remous, des divisions fratricides. Et son héritage aussi est menacé. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a rompu l’alliance de gouvernement, un front s’organise autour d’Henri Konan Bédié, de Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI). Les mots prononcés laissent des traces… La campagne s’annonce dure. Exilé, Guillaume Soro mène de son côté une campagne de rupture, brutale, active contre son ex-mentor.

Le président sait ce que cette candidature, ce que ce troisième mandat, implique en matière d’image, de perception, en particulier internationale. Mais il assume. C’est un combattant, un politique, un homme de pouvoir. Il ne se laissera pas faire. Il se lance dans la campagne, alors que l’opposition s’enferre dans le boycott plus ou moins affirmé. Et une tentative de faire échouer le processus. Les violences endeuillent ces semaines de tensions. Le 31 octobre, l’élection a lieu. Près de 80 % des bureaux de vote sont opérationnels. La participation atteint 54 %. Et les troupes d’ADO se sont fortement mobilisées. Le président est élu avec un score massif : 95 % des voix. La tentative de l’opposition de s’ériger en gouvernement parallèle mène à l’impasse. ADO est soutenu par les principaux partenaires régionaux et internationaux du pays. Et personne ne veut la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Le président est réélu, au centre de l’échiquier.

Début décembre, le pays se prépare à la prestation de serment qui doit se dérouler dans quelques jours. Abidjan a retrouvé son énergie et son dynamisme. L’épidémie de Covid19 paraît pour le moment sous contrôle. Le 25 novembre, après l’élection, comme un signal fort de la crédibilité du président et du pays, la Côte d’Ivoire bouclait un emprunt eurobond de 1 milliard d’euros (sursouscrit plus de cinq fois), avec un taux d’intérêt de 5 %, le plus bas de son histoire. Le mandat 2020-2025 s’ouvre. Une période charnière, cruciale pour le pays.

L’enjeu politique

On l’a dit, l’image présidentielle a été impactée par la séquence électorale. L’expérience, l’aura internationale, la qualité du bilan sont comme mises de côté. Certains cèdent même à la caricature facile, outrancière, de « l’autocrate africain » et à des comparaisons peu flatteuses. Pour ADO, c’était un prix à payer. Un moment qu’il faudra surmonter. Dans l’action. Mais la véritable blessure, ce sont les violences, ces images que l’on croyait appartenir définitivement à une époque révolue. Ces démons du passé qui resurgissent et qui endeuillent le pays. Malgré un maintien de l’ordre plutôt efficace et prudent. 85 victimes, souvent jeunes, souvent manipulées. Mais des victimes. Pour toute la classe politique, opposition incluse, le constat est brutal.

Du côté présidentiel, les choses sont certainement très claires. Il faut avant tout préserver la paix, la sécurité, la stabilité et la défense de l’ordre institutionnel. Mais l’apaisement, le retour à un dialogue politique raisonnable, sera l’un des points clés des prochains mois. ADO entame son mandat sur des bases solides. Il est au palais, maître des horloges, du timing. L’opposition, de son côté, sort fortement décrédibilisée de cette séquence. S’avançant sans véritable programme ni projet, à part justement celui de la revanche, refusant de participer au scrutin en pariant sur la déstabilisation du régime, se mettant hors la loi avec un gouvernement parallèle, ses dirigeants sont dans l’impasse. Henri Konan Bédié a tout de même 86 ans, il a été chef de l’État à la fin des années 1990. Quant à Pascal Affi N’Guessan, il fut Premier ministre de Laurent Gbagbo de 2000 à 2003. Et Laurent Gbagbo reste suspendu aux décisions de la justice internationale et de la justice pénale ivoirienne. Côté pouvoir, le RHDP, parti majoritaire, dont l’ambition cherche à rassembler les différentes composantes de la nation, reste très largement uni derrière son chef. Mais si la formation a montré sa capacité de mobilisation dans ses bastions, elle n’a pas encore réussi à réellement s’imposer comme le parti de toutes les Côte d’Ivoire. La construction du RHDP reste un chantier ouvert.

Les tractations politiques vont se mettre en place pour retrouver un équilibre. Le dialogue est une nécessité, une exigence vitale pour la stabilité du pays. De part et d’autre, on tente de renouer les fils, en coulisses et au grand jour. Les discussions ont commencé avec Henri Konan Bédié. On ne peut pas exclure le retour, un jour pas si lointain, de Laurent Gbagbo. Comme le souligne un observateur de la scène, « il faut être deux pour danser, et du côté de l’opposition, certains seront toujours tentés par la surenchère… ». Mais la réalité s’impose. Alassane Ouattara est au centre de cette équation. L’ossature du pouvoir est solide. Le Premier ministre Hamed Bakayoko, « Hambak », maire d’Abobo, ville dans la ville d’Abidjan, compagnon des premières heures, originaire de Séguéla, peut faire valoir un précieux réseau relationnel aux quatre coins de la carte politique ivoirienne. Patrick Achi, secrétaire général de la Présidence, ministre d’État, est fortement impliqué dans le projet de modernisation du pays. On pourrait citer aussi la génération des quadras-quinquas qui montent, comme Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP.

Mais l’enjeu véritable, l’enjeu historique, celui à hauteur de président, reste le même, fortement prégnant, consubstantiel à l’émergence. Comment dépasser ces arrangements politicotemporaires, pour entrer véritablement dans cette troisième république ivoirienne, comment construire un équilibre institutionnel et démocratique qui dépasse enfin les calculs ethno-régionalistes. Comment construire une démocratie opérationnelle, une société politique où le référent régional ne serait plus le facteur principal et absolu.

La Côte d’Ivoire, elle, a beaucoup changé, et en même temps elle ne change pas. Les gens se marient quelles que soient leurs origines, les enfants mixtes sont légion et seront les citoyens de demain, les grandes villes sont le creuset de ce melting-pot ivoirien. Mais les ressentiments ne sont jamais loin, les conflits liés aux migrations internes, à la terre, aux ressources, peuvent vite dégénérer. Au XXIe siècle, certains pensent que les « Dioulas » ont pris tout le pouvoir. Et au XXIe siècle, certains Dioulas pensent qu’ils ne seront jamais assez ivoiriens aux yeux des autres Ivoiriens… Il faudrait vraiment que cela change.

La marche économique

Il y a un plan et un programme. Une ambition qui avait été largement « écrite en grand et dans les détails » par Amadou Gon Coulibaly, Patrick Achi et l’équipe dont ils s’étaient entourés. Des études ont été menées, un benchmark a été mis en place avec des pays comparables, on a regardé de près l’exemple de pays asiatiques et leurs modèles de développement. Une stratégie à moyen terme sur dix ans a été validée par le président. Il faut aller plus vite, plus loin, de manière plus agile. L’objectif est de doubler, à nouveau, la richesse nationale du pays, de toucher les frontières d’un PIB aux alentours de 100 milliards de dollars en 2030. Il s’agit de moderniser l’État, de promouvoir l’inclusivité sociale, d’aider la jeunesse à participer pleinement à l’émergence, via l’éducation et la formation professionnelle.

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Le Premier ministre Hamed Bakayoko lors de l’investiture d’Alassane Ouattara comme candidat du RHDP, le 22 août 2020.ISSOUF SANOGO/AFP

Et surtout de pousser au développement du secteur privé, perçu comme la véritable clé. Et l’outil privilégié pour absorber le nombre impressionnant des nouveaux entrants sur le marché du travail. Dans dix ans, les Ivoiriens seront près de 35 millions, dont une très grande majorité de jeunes de moins de 30 ans. Pour absorber cette vague démographique, l’innovation, l’entreprise, l’industrialisation du pays deviennent des priorités nationales, stratégiques. Produire et transformer en Côte d’Ivoire, et faire du « made in Ivory Coast » une mission nationale. Dans l’agriculture, le cacao, les fruits, mais aussi dans d’autres secteurs, portés par l’augmentation des consommateurs solvables : automobile, biens d’équipement, pharmacie… Que ce soit pour les PME ou les champions nationaux capables de viser plus grand. Le projet n’est pas hors de portée. Le chemin parcouru depuis dix ans permet de s’appuyer sur des bases solides. Sur les deux premiers mandats d’Alassane Ouattara, le PIB global a plus que doublé, passant de 25,4 milliards de dollars en 2010 à 58,8 milliards de dollars en 2019. Selon les statistiques les plus récentes, le revenu par habitant est devenu l’un des plus élevés de l’Afrique subsaharienne : 2 286 dollars à la fin de 2019, soit un niveau désormais supérieur à ceux du Ghana (2 202 dollars) et du Nigeria (2 230 dollars), et dépassant largement celui du Kenya (1 816 dollars). Les investissements massifs dans les infrastructures soutiennent la croissance économique. Dans certains secteurs, le pays est incontournable. Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire est une puissance agricole (anacarde, fruits, caoutchouc naturel, palmier à huile, café…). Elle bénéficie d’un vaste marché régional, la zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine), et sûrement demain une perspective continentale avec la Zlecaf (Zone de libreéchange continentale africaine). Et dispose d’un accès aux marchés financiers internationaux. Cette politique de croissance dépasse de loin l’exigence des chiffres ou les discours convenus sur l’émergence. L’économie est au cœur du projet social et politique. Un élément central de la stabilité. Le pays s’enrichit vite, mais il reste, là aussi, fragile, avec de sérieuses disparités sociales et géographiques. L’informel représente encore 80 % des emplois. Les indicateurs de développement humain (IDH), malgré les progrès réels, constatés depuis 2011, sont en retard par rapport à l’évolution économique. Et la pression démographique viendra accroître la pression sur les catégories les plus fragiles de la population. Investir dans la lutte contre la précarité et la pauvreté est une priorité en matière de stabilité. C’est le sens du grand programme social 2019-2020, et aussi le sens des multiples programmes de soutien accordés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

La croissance économique génère également une forme de modernité, qui éloigne progressivement des clivages du passé. Les enjeux changent. Une classe moyenne est en train de naître. Et ce qui compte aujourd’hui pour une grande partie de ces nouveaux Ivoiriens, c’est l’emploi, la santé, l’éducation, les opportunités, l’accroissement de leurs revenus. Des entrepreneurs, des créateurs, des designers veulent faire vivre cette ambition ivoirienne. La croissance bouscule les anciens schémas, lentement, mais sûrement. Abidjan est une ville de brassage, ouverte sur le monde. Et la Côte d’Ivoire est jeune. Et la jeunesse, c’est l’énergie.

Le pari de la modernisation

C’est l’un des points clés du programme présidentiel. Moderniser l’action publique, entrer dans une logique « d’État manager », qui impulse, qui oriente, qui favorise l’action du secteur privé. Qui régule en évitant la bureaucratie et les lourdeurs administratives. L’administration devient avant tout un catalyseur d’énergie. Le programme présidentiel prévoit un certain nombre d’actions : digitalisation des services publics, valorisation des talents, contrat de performance dans la haute fonction publique, promotion de la méritocratie, de l’éthique, de la lutte anticorruption, décentralisation régionale des compétences, participation des citoyens, etc.

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Le secrétaire général de la présidence et ministre d’État Patrick Achi est l’un des inspirateurs de la politique économique du pays.ISSOUF SANOGO/AFP

En clair, une véritable révolution pour un « appareil » souvent figé dans ses habitudes et ses faiblesses structurelles. Comme le souligne ce spécialiste ivoirien, « la réforme de l’État, c’est en premier lieu une question de budget, pour pouvoir agir sur la mise à niveau d’un système administratif encore très fragile. Et d’affectation de ces budgets. Entre le pouvoir politique, les syndicats, les entreprises aussi, il n’est pas facile de définir des priorités communes… » Et il faut tenir compte des résistances et des craintes d’une administration à qui l’on demande des changements systémiques pour être à la hauteur des défis de l’émergence.

Le débat est ancien et pourtant essentiel. Dans la bataille pour le développement, un service public de qualité est incontour nable. D’autant plus incontournable que les enjeux sont et seront de plus en plus complexes : changement climatique, démographie, financement, nouvelles technologies, communications… Orienter un pays émergent de près de 30 millions d’habitants suppose du leadership et de la sophistication à tous les étages de la machine. L’une des clés serait évidemment d’attirer de nouveaux talents, des personnalités de haut niveau. Et des jeunes qualifiés vers les métiers de la fonction publique.

La route ne sera pas simple. Comme le souligne ce haut responsable : « Nous avons le mérite de lancer le chantier, de tracer la voie. Mais l’État, c’est souvent perçu comme le métier des “politiques”, de ceux qui n’ont pas pu faire carrière ailleurs… Et c’est souvent mal payé. Recruter à haut niveau représente un véritable défi au moment où les talents sont tous portés vers le monde de l’entreprise. »

L’impératif sécurité

C’était l’une des préoccupations majeures d’Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre et candidat. Et c’est l’une des préoccupations premières du président Alassane Ouattara. Comment assurer la sécurité du territoire, comment protéger l’émergence face à la menace djihadiste qui sévit dans le Sahel. Et qui cherche à frapper les pays côtiers. Le pays est une « cible ». Il partage une longue frontière commune avec le Mali et le Burkina Faso, sur plusieurs centaines de kilomètres. Des troupes françaises sont installées à Port-Bouët. Des attaques ont déjà eu lieu. La Côte d’Ivoire joue un rôle stratégique, de « profondeur » dans la mise en place des actions à l’échelle régionale. Elle se sent partie prenante à l’effort des pays du G5.

La Côte d’Ivoire, c’est aussi une forme de modèle d’ouverture, malgré ses tensions internes. Un cas particulier de cosmopolitisme africain. Une société ouverte, d’accueil, celle du fameux akwaba, c’est un pays d’émigration nombreuse. Celle des pays voisins, d’un peu plus loin en Afrique, mais aussi celle venue du Liban, d’Europe, et même d’Asie. Un pays multiple, où l’église peut encore côtoyer la mosquée, où l’animisme voisine avec les monothéismes. Depuis 2011, l’État a fortement investi dans ses moyens de défense, de surveillance. Et de renseignement, aussi, en coopération avec les pays voisins, la France, les États-Unis. L’armée a fait l’objet de plans de modernisation. Des forces d’élite ont été mises en place. Le contrôle des frontières particulièrement renforcé. L’effort devra continuer tout au long des années à venir. L’émergence a un besoin vital de sécurité.

Le défi générationnel

Le projet présidentiel a de l’ambition. Pour ADO, l’histoire continue. Ce mandat s’avère crucial pour la stabilité et le développement de la Côte d’Ivoire. Il est le président d’un pays d’opportunités et d’avenir, dont les progrès se mesurent à vue d’œil. Il est aussi le président d’un pays jeune et exigeant. L’éducation, la formation, l’emploi, l’égalité femmes-hommes restent au cœur d’une économie moderne. Les nouvelles générations cherchent leur place dans cette société en construction, dans le projet d’émergence. Ils et elles veulent imprimer leur marque. Le RHDP a entamé cette transition. Hamed Bakayoko et Patrick Achi incarnent la génération quinqua. Les quadras et les trentenaires sont là aussi. Les autres partis politiques ne sont pas à l’abri de ce coup de jeunisme. Le PDCI et le FPI ne feront pas l’économie d’un renouvellement des cadres, parmi lesquels les plus jeunes sont soucieux de prendre la main… Côté société civile, le mouvement est encore plus rapide. Une demande d’un autre débat politique et sociétal s’impose.

Une relève s’organise. On demandera certainement à Alassane Ouattara d’organiser cette relève. D’user de son autorité et de sa légitimité pour la mener sans heurts. Le décès brutal d’Amadou Gon Coulibaly a imposé une « correction de trajectoire », une nouvelle temporalité. Mais l’objectif d’assurer cette transition de générations dans des conditions optimales demeure.

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