Aller au contenu principal
Industrie

L’urgence d’un secteur pharma africain

Par Jean-Michel Meyer
Publié le 5 février 2021 à 14h46
Share
SHUTTERSTOCK
SHUTTERSTOCK

L'Afrique attendra sagement son tour. Partout, aux États-Unis, en Chine, en Europe, en Russie, en Inde et même à Cuba, des pays élaborent des vaccins et ripostent au Covid-19 avec des campagnes de vaccinations, pour certaines démarrées bien avant la fin 2020. Seule l’Afrique reste en retrait de cette mobilisation mondiale. Une fois de plus, les 1,3 milliard d’habitants du continent dépendront de la générosité internationale pour être protégés.

Selon l’université nord-américaine Duke, qui analyse l’évolution des quelque 200 projets de vaccins, il n’y aura pas assez de doses « pour couvrir l’ensemble de la population mondiale avant 2023 ou 2024 ». Pour éviter un scandale sanitaire planétaire, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec le soutien de l’Alliance du vaccin Gavi, a négocié, à travers le programme Covax, l’acquisition de 2 milliards de doses d’ici à la fin 2021 pour 92 pays à revenu faible et intermédiaire. Dont la moitié en Afrique. L’OMS compte ainsi vacciner 3 % de la population africaine d’ici mars 2021, et 20 % d’ici la fin 2022.

Semant la confusion en doublant le programme Covax, des pays comme l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Maroc ou l’Égypte négocient directement avec les laboratoires à des...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article