Aller au contenu principal
ALAMY
ALAMY
Matière premières

La filière cacao sous pression

Par Cédric Gouverneur
Publié le 17 février 2026 à 09h49
Share

Changement climatique, qualité des fèves, prix en chute libre… Le marché est fortement perturbé. Pour les principaux producteurs africains, l’année 2026 sera aussi celle de l’adaptation aux nouvelles normes européennes, sur fond de concurrence sud-américaine accrue.

Le cours du cacao, passé sous le seuil symbolique des 6000 dollars la tonne, a dévissé de moitié par rapport au pic de 12000 dollars atteint en décembre 2024. Dopé par de mauvaises récoltes en 2023, qui avaient réduit l’offre malgré une demande constante, l’«or brun» n’avait alors jamais autant mérité son surnom, s’imposant comme l’une des matières premières les plus performantes du globe et aiguisant les appétits des spéculateurs. Le cours a cependant connu une baisse continuelle en 2025, qui s’est accélérée à partir d’août, pour descendre à environ 6000 dollars à partir d’octobre. Des prix qui, certes, demeurent le double des 2000 à 3000 dollars la tonne rencontrés tout au long de l’année 2023, mais qui représentent néanmoins la baisse annuelle la plus brutale jamais enregistrée. 

Ces prix historiquement élevés n’étaient de toute façon guère tenables à long terme pour la filière: ils s’étaient transformés en frein, pour les industriels – qui souvent ont dû modifier leurs recettes – comme pour les...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article