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Cinéma

La Tunisie aux Oscars

Par Jean Marie Chazeau - Publié en mars 2021
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L'homme qui a vendu sa peau
L'homme qui a vendu sa peau. DR

L’an dernier, la Tunisie était pour la première fois représentée aux Oscars, avec Brotherhood, de Meryam Joobeur, nommé pour l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction (sans le remporter). Nouveau témoignage de la vitalité du cinéma tunisien sur la scène mondiale, cette année, il s’agit d’un long-métrage qui se retrouve en compétition : L’Homme qui a vendu sa peau, de Kaouther Ben Hania, concourra dans la catégorie du meilleur film international lors de la cérémonie du 25 avril prochain. Il a été tourné en Tunisie, mais aussi au Liban, à Marseille et à Bruxelles, avec une star mondiale (Monica Bellucci), un acteur syrien (Yahya Mahayni) et une BO composée par le Tunisien Amine Bouhafa. Déjà primé dans plusieurs festivals (deux fois à la Mostra de Venise), le nouveau film de la réalisatrice de La Belle et la meute raconte comment un homme qui a fui son pays, la Syrie, devient un objet d’exposition dans les galeries et les musées parce qu’il a un tatouage représentant un visa Schengen sur son dos…

Un conte d’aujourd’hui et une volonté d’allier « deux univers inattendus, le monde des réfugiés, aux prises avec la survie […], et celui de l’art contemporain, opulent, où circule beaucoup d’argent », comme l’expliquait la cinéaste dans le numéro de décembre dernier d’Afrique Magazine. Un film qui franchit toutes les frontières, en attendant de pouvoir le découvrir dans les salles françaises, fermées pour cause de pandémie…

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