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Inspiration

La Tunisie côtés lumières

Publié en juillet 2021
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Ons Jabeur après sa victoire face à Daria Kasatkina lors du tournoi de Birmingham, le 20 juin 2021.
Ons Jabeur après sa victoire face à Daria Kasatkina lors du tournoi de Birmingham, le 20 juin 2021. CAMERON SMITH/GETTY IMAGES

Bien que son actualité ne soit pas toujours des plus joyeuses ces dernières années, le pays regorge de personnalités talentueuses et passionnées qui redonnent foi en l’avenir. Petit tour d’horizon des profils les plus enthousiasmants.

Prise en tenailles entre la crise politico-économique et la pandémie, la Tunisie semble suffoquer. Elle paye l’addition de dix ans de mise en place d’un projet démocratique, qui est devenu une errance sous l’effet des partis politiques. La machine, faute de vraie volonté, est pratiquement à l’arrêt, et bien malin qui saurait s’il faut résoudre la crise économique ou défaire l’imbroglio politique en priorité. À cette situation difficile s’ajoute l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur un pays dont le secteur public, notamment celui de la santé, est à bout de souffle. Dans ce qui ressemble à un inextricable capharnaüm, il est difficile d’imaginer des lendemains moins moroses et un retour à la normalité. Pourtant, sans nécessairement le savoir, certains y travaillent. Ils ont tous en commun d’être sincères et animés d’une détermination sans faille. Leur secret est d’aimer ce qu’ils font sans modération, d’y croire, d’être durs à la tâche et de ne pas perdre de vue leurs objectifs. Ils évoluent certes dans des domaines pas toujours mis en avant, mais tous, sans exception, cartonnent et ont justement mis à profit une liberté d’entreprendre pour déployer leur voilure avec un optimisme permanent.

De haut niveau

L’ÉPOPÉE SPORTIVE DU PAYS a été marquée ces dernières années par deux grands champions : le nageur Oussama Mellouli et la tenniswoman Ons Jabeur, qui tient en haleine le public tunisien à chacune de ses prestations. On savait cette dernière opiniâtre et déterminée, mais nul n’imaginait à quel point elle avait la gagne. Ceux qui pensaient qu’elle était hors circuit à 26 ans ont été surpris de la voir s’accrocher face à des joueuses mieux classées qu’elle. Sa rage de vaincre semblait se heurter à un plafond de verre, mais en quelques tournois du Grand Chelem, elle a réussi à se positionner au 24e rang mondial. En 2021, elle s’est inclinée aux huitièmes de Roland Garros, après avoir remporté le tournoi junior en 2011. Elle est en outre devenue la première femme arabe à remporter un tournoi sur le circuit WTA, après sa victoire lors de la finale de Birmingham contre la Russe Daria Kasatkina, le 20 juin dernier. À Wimbledon, elle a battu Venus Williams au deuxième tour et est allée jusqu’aux quarts de finale le 6 juillet. Celle qui s’entraîne en France, faute de moyens et de structures disponibles dans son pays, confie sa préparation physique à son époux, l’ancien escrimeur Karim Kamoun. De son côté, Oussama Mellouli compte aussi briller en 2021 : à 37 ans, le champion de natation n’entend pas quitter le grand bassin, surtout après sa sélection pour les Jeux olympiques de Tokyo. En préparation au Qatar, il a décroché son billet pour le Japon en se qualifiant à l’issue d’une course de 10 km en eau libre. Cette sixième participation à des Jeux olympiques – une première pour un sportif tunisien – bouclera la carrière de ce double médaillé d’or (à Pékin en 2008 et à Londres en 2012).

Le jardin des oubliés 

L’artiste algérien d’obédience soufie a pris soin de brasser des influences chrétiennes et musulmanes dans ce lieu mémoriel, appelé « Jardin d’Afrique » et installé à Zarzis, dans le sud du pays.
L’artiste algérien d’obédience soufie a pris soin de brasser des influences chrétiennes et musulmanes dans ce lieu mémoriel, appelé « Jardin d’Afrique » et installé à Zarzis, dans le sud du pays. WASSIM JDIDI/PANORAMIC/BESTIMAGES

LE PLASTICIEN algérien Rachid Koraïchi aurait pu se contenter de sa notoriété et du succès de ses expositions, mais il a préféré s’investir dans la création d’un « Jardin d’Afrique ». Ce lieu mémoriel situé à Zarzis, ville portuaire du sud tunisien, est destiné à recueillir les dépouilles de migrants rejetés par la mer. Face à une Méditerranée qui leur a été hostile et qu’ils n’ont pu franchir, des Subsahariens dont l’identité n’est pas connue reposent sous des dalles blanches, dans un enclos conçu par l’artiste, où se dressent cinq oliviers symbolisant les piliers de l’islam et douze vignes rappelant les apôtres chrétiens. Un espace de sérénité pour un dernier voyage apaisé. Ce soufi, qui a vendu ses propres oeuvres pour financer ce projet, a souhaité que ces « damnés de la mer » qui ont rêvé d’un ailleurs puissent au moins trouver la paix dans ce lieu où le blanc des tombes alterne avec la céramique traditionnelle dite « aile d’hirondelle ». Le plasticien a été peu loquace sur ce travail, alors qu’il s’agit pour certains d’une étape majeure de son parcours. Il a préféré ne pas se mettre en avant, tout en prenant le soin d’apposer sur chacune des 200 sépultures les rares informations recueillies sur les corps, afin de permettre un jour leur identification. Une oeuvre militante qui vient compléter l’action de Chamseddine Marzoug, lequel depuis douze ans gère à lui seul un « cimetière des inconnus » désormais saturé.

Un cinéma à la conquête du monde

Kaouther Henia
En quelques années, Kaouther Ben Hania est devenue la figure de proue du cinéma tunisien contemporain. PHILIPPE QUAISSE/PASCO&CO

EN TROIS LONGS-MÉTRAGES successifs (Le Challat de Tunis, La Belle et la Meute et L’homme qui a vendu sa peau), Kaouther Ben Hania s’est imposée comme l’une des plus talentueuses réalisatrices de sa génération dans son pays. Cerise sur le gâteau : L’homme qui a vendu sa peau est même le premier film tunisien à avoir été sélectionné aux Oscars. Cette reconnaissance internationale confirme l’amélioration du septième art tunisien, que le public avait déjà commencé à saluer. Cette dynamique est notamment l’oeuvre de jeunes femmes comme Leyla Bouzid, dont le second long-métrage, Une histoire d’amour et de désir, est en sélection officielle de la 60e Semaine de la critique du Festival de Cannes 2021. Ces femmes qui ont le vent en poupe sont représentatives de la liberté de ton et de la quête d’expressions nouvelles qui animent actuellement les cinéastes et dramaturges du pays. Si la photo, avec son côté immédiat et accessible, a été plus mise en avant lors de la révolution de 2011, le cinéma et les arts de la scène ont pris le temps de digérer les événements. Ils ont ainsi pu puiser dans l’intime ou le social, et mûrir leurs projets, donnant ainsi des productions qui font le sel de cette nouvelle scène aux inspirations multiples, décomplexée, engagée et sans compromis.

La bataille contre les féminicides

La mort tragique de Refka Cherni (ci-contre) a entraîné une grande campagne de dénonciation des violences faites aux femmes.
La mort tragique de Refka Cherni a entraîné une grande campagne de dénonciation des violences faites aux femmes. DR

LE HUIS CLOS GÉNÉRAL imposé par la pandémie a entraîné une recrudescence des violences domestiques, et donc des féminicides. Début mai, l’assassinat de Refka Cherni par son mari, policier, au Kef (nord-ouest), a braqué les projecteurs sur ces actes tenus secrets au nom du qu’en-dira-t-on. Malgré la loi de 2018 contre les violences faites aux femmes, ces dernières demeurent démunies face à leurs bourreaux. Au Kef, Karima Brini, enseignante et présidente de l’association Femme et Citoyenneté, fait fi de la loi du silence et mène une lutte sur le terrain contre les agressions et la maltraitance. Les prises de position de cette féministe qui apprend aux femmes à se protéger déplaisent à certains, au point que dans l’affaire Refka Cherni, un juge a tenté de l’accuser de non-assistance à personne en danger, car la victime l’avait contactée deux jours avant sa mort. Pourtant, ce sont les forces de l’ordre qui avaient convaincu la jeune femme de 26 ans de ne pas porter plainte contre son époux et de se réconcilier avec lui. Ce drame a permis de mettre en évidence une certaine omerta corporatiste et, surtout, les tabous de la société tunisienne. Les vibrants messages de soutien à la victime et à toutes celles qui souffrent ont interpellé les médias et confronté l’opinion à une réalité insoutenable. Les violences faites aux femmes ne sont désormais plus un sujet occulté. Karima Brini ne perd pas de vue son but : « Faire du changement, tout doucement. Ça va prendre du temps, mais j’espère qu’on va y arriver. »

La conteuse aux pinceaux

Le style d’Aïcha Snoussi évoque celui du peintre flamand Jérôme Bosch. DR
Le style d’Aïcha Snoussi évoque celui du peintre flamand Jérôme Bosch. DR

AÏCHA SNOUSSI AIME RACONTER des histoires en grand format. La plasticienne, qui vient de recevoir à 32 ans le premier prix 2021 de la Fondation Rambourg pour l’art contemporain, aurait pu être la disciple de maîtres de la Renaissance. Cette artiste, qui ne travaille que sur de grands formats, s’inspire des oeuvres de Jérôme Bosch pour donner aux corps une dimension supplémentaire, comme si l’art pouvait sublimer l’humanité. Avec une précision chirurgicale, elle dessine des fresques tourmentées sur des pans entiers de murs, déroulant ainsi non pas un simple récit mais un plaidoyer pour des causes universelles, comme notamment la lutte contre la discrimination, le racisme et l’homophobie. Son projet Underwater fonctionne comme une sorte de conte appelant à la réflexion : des découvertes archéologiques fictives au large du Bénin ont révélé l’existence d’une civilisation queer voilà 4 000 ans. Aïcha Snoussi les met en parallèle avec d’autres vestiges imaginaires, mis au jour au large de l’île de Zembra. À partir de ces traces fictives, l’artiste crée une collection d’artefacts qui nous font découvrir un autre monde, oublié sous la mer. Elle mène ainsi son public à travers le dédale d’un univers proposant une vision inédite de l’histoire panafricaine de la communauté queer – et ce faisant, de l’humanité dans toute sa diversité.

La dame aux livres

Le succès des éditions Elyzad, fondées par Élisabeth Daldoul (ci-contre), prouve que les belles lettres n’ont pas dit leur dernier mot. DR
Le succès des éditions Elyzad, fondées par Élisabeth Daldoul, prouve que les belles lettres n’ont pas dit leur dernier mot. DR 

ON POURRAIT CROIRE que les livres n’intéressent plus que les derniers bibliophiles. Mais cette vision est largement démentie par le dynamisme du monde de l’édition tunisien, lequel, même en langue française, a le vent en poupe. Dès leurs débuts en 2005, les éditions Elyzad se sont spécialisées dans la fiction et ont fait découvrir, dans un climat politique alors oppressant, les oeuvres de romanciers libres – « ces historiens de l’imaginaire » comme elles aiment les appeler. Elyzad aime publier des titres ciselés, comme ceux du Mauritanien Beyrouk. Les textes, choisis avec soin, sont valorisés par une mise en page et un choix de couverture qui les insèrent harmonieusement dans les collections de la maison et leur confèrent un côté précieux, raffiné et intemporel. Sous l’oeil attentif de sa fondatrice Élisabeth Daldoul, Elyzad se veut dénicheuse de pépites. Et ça paye. L’une des dernières, Que sur toi se lamente le Tigre d’Emilienne Malfatto, vient de recevoir le prix Goncourt du premier roman. Chaque titre contribue à faire « découvrir l’autre dans sa singularité, dans son universalité, combattre les préjugés, faire entendre les battements du coeur du monde », résume la maison d’édition. Une orientation qui séduit de plus en plus de lecteurs.

L’art pour tous

FATMA KILANI a un bon karma : la cuvée 2021 du festival Gabès Cinéma Fen, qu’elle organise, a profité d’une accalmie de la pandémie pour cartonner. Bien qu’affecté par le confinement, ce millésime a rencontré un certain succès, notamment parce qu’il pouvait être suivi en ligne, un plus inattendu pour les amateurs de cinéma et de vidéo. L’agitatrice culturelle, par ailleurs enseignante-chercheuse en marketing, se consacre à l’art sous toutes ses formes. Elle a créé en 2007 La Boîte, une structure de soutien et de médiation de l’art contemporain, qui détonne au coeur de la zone industrielle de La Charguia, à Tunis. C’est à partir de ce point d’ancrage qu’elle a attiré les talents pour proposer une approche décalée des arts. Elle a ainsi pensé tout un système de programmation, de diffusion, de publication et de résidences d’artistes, tout en essayant d’impliquer le milieu des affaires à ses actions. Grâce à son épais carnet d’adresses, Fatma Kilani est devenue une figure incontournable de l’art contemporain à Tunis. Mais elle n’oublie pas pour autant les autres régions. Ainsi, elle a choisi d’organiser son festival de cinéma dans la ville de Gabès afin de mettre le sud en valeur.

Le retour des produits d’antan

LE BLÉ NOIR DE THALA (nord), le sucre de dattes et d’autres produits du terroir rencontrent un succès croissant dans un marché qui apprécie de plus en plus le bio (et le bon). Les productions de la région de Métouia (sud-est), jusque-là confidentielles, sont maintenant prisées dans les épiceries fines de la capitale. On y retrouve du café de noyaux de dattes, de la farine de millet ou encore de la poudre de corette. Montassar Bouaine, ingénieur agronome de 27 ans, met tout son enthousiasme et son énergie à faire connaître ces saveurs du terroir occultées par les habitudes modernes. Le fondateur des Délices de l’oasis est très attaché à Métouia, qui en plus d’être son fief natal est aussi la seule oasis côtière au monde. Afin de développer davantage ce « retour aux produits concoctés autrefois par les grands-mères », l’agriculteur et entrepreneur fait appel à de nombreuses productrices locales, tout en promouvant des pratiques de l’économie sociale et solidaire. Il écume ainsi les formations et stages, noue des contacts et parle de Métouia au plus grand nombre. Véritable machine à idées et innovations, le jeune homme aimerait conquérir les marchés étrangers, en s’adressant directement à celles et ceux pouvant être intéressés par les vertus de ces produits qui permettent d’atteindre un bon équilibre alimentaire. En attendant, les Tunisois des quartiers chics s’arrachent déjà sa gamme de produits à l’ancienne.

La révolution de la terre

Une oasis à Douz, près de Jemna, dans le sud-ouest. SHUTTERSTOCK
Une oasis à Douz, près de Jemna, dans le sud-ouest.SHUTTERSTOCK

JEMNA, l’oasis que rien ne distinguait de ses voisines, est désormais un brillant exemple de gestion collective d’un domaine agricole. Avant la révolution de 2011, l’exploitation avait été attribuée à un proche de l’ancien régime. Quand ce dernier a pris la fuite, les Jemniens ont décidé de s’approprier les terres tenues par l’État (et jadis par les colonisateurs). Sans que la situation juridique ne soit clarifiée, ils se sont organisés en créant l’Association de défense des oasis de Jemna et ont remis les terres mal exploitées en bon ordre – tout en suivant un modèle de démocratie participative à l’échelle locale. En 2016, lorsque la récolte des dattes a rapporté 1,7 million de dinars, cela a ravivé la convoitise de l’État, qui a soudainement décidé de faire valoir ses droits de propriétaire des lieux. Le président de l’association, l’ancien opposant Tahar Tahri, s’est alors retrouvé dans une longue bataille juridique. Les habitants ont fini par avoir gain de cause et ont pu continuer d’exploiter leurs terres. Avec maintenant plus de 140 employés et de nombreux projets en développement, la coopérative de Jemna n’a plus à prouver sa valeur

Médecins à l’export

À Tunis, dans un complexe sportif transformé en hôpital pour traiter des cas de Covid-19, en avril dernier. JDIDI WASSIM/SOPA IMAGES/ZUMA/REA
À Tunis, dans un complexe sportif transformé en hôpital pour traiter des cas de Covid-19,
en avril dernier. JDIDI WASSIM/SOPA IMAGES/ZUMA/REA

ILS SONT 900 CETTE ANNÉE à avoir reçu l’équivalence de leur diplôme en médecine et à partir s’installer en France. Le marché du travail allemand accueille également volontiers ces jeunes praticiens bien formés. La plupart d’entre eux travaillaient dans l’hôpital public, mais les petits salaires, les horaires pesants et le délabrement du secteur de la santé ont poussé beaucoup de médecins de moins de 40 ans à aller voir ailleurs. Paradoxalement, cette situation peut aussi être vue comme un indicateur positif : elle montre que, malgré la mise à mal des structures d’enseignement universitaire et du système de santé depuis la révolution de 2011, les étudiants formés en Tunisie sont toujours autant valorisés à l’étranger. Dans le contexte de la pandémie, ces départs sont un coup rude pour le pays, dépourvu de moyens, mais ces blouses blanches sont autant d’ambassadeurs qui pourront attester de la solide formation donnée par l’école tunisienne. La santé n’est pas le seul secteur qui recrute les travailleurs qualifiés du pays : durant les week-ends, des chasseurs de têtes étrangers se déplacent dans la capitale pour débaucher des professionnels de l’intelligence artificielle ou du développement informatique et les engager en tant qu’intermédiaires avec des entreprises nationales.

Monsieur écologie

L’outarde du désert, que défend ardemment Abdelmajid Dabbar, est très prisée par des chasseurs fortunés venus des pays du Golfe
L’outarde du désert, que défend ardemment Abdelmajid Dabbar, est très prisée par des chasseurs fortunés venus des pays du Golfe. SHUTTERSTOCK

FAUNE, FLORE, équilibres écologiques… Abdelmajid Dabbar est intarissable sur les questions environnementales. Le président de Tunisie Écologie est connu pour son combat de défense de l’outarde du désert, un oiseau très prisé par les riches chasseurs venus des pays du Golfe, lesquels, forts de leurs relations politiques, multiplient les hécatombes avec des moyens technologiques disproportionnés. Il fait fi des menaces et des arrestations pour dénoncer, preuves à l’appui, la prédation et l’extermination de la faune saharienne. Cet ancien chasseur qui tient tête à des émirs aurait pu se contenter d’une paisible retraite, mais ce défenseur de la biodiversité tient à faire connaître la richesse variétale de la Tunisie et à transmettre le respect des équilibres naturels. Chaque année, au mois d’août, il partage pendant quelques jours sa passion pour l’archipel de la Galite en permettant à des mordus d’environnement d’apprécier le microcosme de ces îles, qui sont devenues un espace protégé après un long combat. Et trouve de plus en plus d’écho auprès de jeunes sensibles à cet écosystème fragilisé par les pratiques humaines. Considéré comme le père du militantisme écologique en Tunisie, Abdelmajid Dabbar rappelle que « toute la faune n’a pas de syndicat ni de ligue de droit des animaux similaire à celle des droits de l’homme ». ■

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