Le conflit en Europe
nuit au tourisme

Égypte, Maroc et Tunisie vont devoir se passer des importantes clientèles russes et ukrainiennes.
« C ’était nos deux plus gros marchés », a déploré le ministre égyptien du Tourisme, Ghada Shalaby. Environ 1,5 million de Russes et d’Ukrainiens ont visité le pays ces derniers mois, se concentrant notamment dans les stations balnéaires de Charm el-Cheikh et de Hurghada. La guerre est donc une très mauvaise nouvelle pour le tourisme égyptien, à peine remis du Covid-19. D’autant que les Russes revenaient tout juste dans le pays après six ans d’absence – leurs compagnies aériennes refusaient de desservir l’Égypte en raison de l’attentat de Daech contre un vol entre Charm el-Cheikh et Saint-Pétersbourg, qui avait fait 224 victimes le 31 octobre 2015. Aucune restriction formelle n’interdit aux citoyens des deux nations slaves de partir en vacances en Afrique, mais en pratique, les Ukrainiens sont mobilisés par la défense de leur pays. Quant aux Russes, du fait des sanctions internationales, ils ne peuvent plus utiliser à l’étranger leurs cartes de paiement, bloquées par le réseau interbancaire SWIFT. Enfin, la dévaluation de leurs monnaies (le rouble et la hryvnia) ampute le pouvoir...
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