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Des praticiens de santé déployés au camp de Kanyaruchinya, en RDC, contrôlent la température des motocyclistes et leur fournissent du gel hydroalcoolique, le 21 mai 2026. ARLETTE BASHIZI/THE NEW YORK TIMES-REDUX-REA
Des praticiens de santé déployés au camp de Kanyaruchinya, en RDC, contrôlent la température des motocyclistes et leur fournissent du gel hydroalcoolique, le 21 mai 2026. ARLETTE BASHIZI/THE NEW YORK TIMES-REDUX-REA
Ebola : États d'urgence

Le poison de la désinformation

Publié le 9 juillet 2026 à 11h01
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En RDC, le travail du personnel soignant, déjà compliqué par le conflit et les pénuries d'infrastructures médicales, est rendu périlleux par les rumeurs et les discours mensongers. Impliquer les communautés locales constitue la meilleure parade.

« La désinformation est presque aussi dangereuse que le virus lui-même », souligne le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Action Aid, ONG sud-africaine présente en Ituri, estime que, localement, une personne sur trois ne croit pas à la réalité du virus Ebola : les sceptiques s'imaginent que les décès sont dus à des causes naturelles, voire à de la sorcellerie, ou que des Occidentaux ont inventé la maladie pour se livrer à du trafic d'organes… Des soignants ont été agressés, les véhicules des ONG la cible de jets de pierres, et leurs tentes incendiées. Des personnes en contact avec des malades rechignent à se déclarer, prenant le risque d'infecter leur entourage.

Le poids des traditions et l'influence des réseaux sociaux

Le décès d'un patient est parfois suivi de rixes dramatiques entre, d'un côté, le personnel soignant, qui recommande un enterrement obéissant à un protocole sanitaire strict afin d'éviter les contaminations, soutenu par la police congolaise, et, de l'autre, les proches du défunt, qui entendent...

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