Aller au contenu principal

Les milliardaires du transfert d’argent

Par Michael Ayorinde
Publié le 7 septembre 2011 à 23h39
Share

LE VICE-PRÉSIDENT France-Benelux-Afrique de MoneyGram, Guillaume Dewaël, a le sourire. En cette fin de mois de juin, il présente à Paris le développement récent en France de la société de transfert d’argent basée aux États-Unis. Les chiffres sont éloquents : en deux ans, le nombre de ses points de vente est passé de 59 à plus de 1 000. Cela, essentiellement grâce à l’entrée en vigueur, en 2009, de la directive européenne sur les services de paiement, qui permet aux organismes non bancaires de fournir ce type de prestation. Par conséquent, le concurrent américain, Western Union, leader du marché en France (grâce à son partenariat avec La Poste) et dans le monde, peut désormais être concurrencé. C’est avec le réseau des buralistes que MoneyGram s’est par exemple associé (60 % de son réseau) pour s’accroître depuis un peu plus d’un an. Cette libéralisation du marché européen a correspondu, dans plusieurs pays africains, avec la fin des contrats d’exclusivité signés entre sociétés de transfert d’argent et institutions bancaires. Cette pratique réduisant les possibilités de concurrence, elle était dénoncée par la Banque mondiale comme l’une des causes du prix élevé des transferts d’argent vers le continent. Depuis deux à trois ans, les...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article