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LIBYE : Le marché du siècle

Par Michael Ayorinde
Publié le 12 octobre 2011 à 12h37
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« LE PRÉSIDENT de la République a pris des risques politiques et militaires, tout ça crée un climat où les responsables libyens, le peuple libyen, savent ce qu’ils doivent à la France. On ne va pas rougir de faire bénéficier nos entreprises de cet avantage. » Ainsi s’exprimait le 6 septembre le secrétaire d’État français chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, devant près de 400 patrons réunis au siège parisien du Mouvement des entreprises de France (Medef) International. Parmi eux, des représentants de sociétés du CAC40, Alcatel, Alstom, Bouygues, Peugeot, Total, Vinci, et des dizaines de chefs de PME tout aussi intéressés par les perspectives d’investissement dans l’ancien pays de Kaddafi. Pendant cette journée, une estimation circulait, qui aurait été calculée BUSINESS par le Conseil national de transition (CNT) : le marché de la reconstruction serait de 200 milliards de dollars sur dix ans. Au mois d’août, l’ancien gouverneur de la Banque centrale libyenne, Farhat Bengdara, qui s’était éloigné du régime dès le mois de février, avait estimé le montant des dégâts matériels après six mois de conflit aux alentours de 15 milliards de dollars. Lors de la Conférence de soutien à la Libye nouvelle, organisée le 1er septembre à...

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