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Entretien

Mahamat-Saleh Haroun
« Je veux provoquer le débat »

Par Astrid Krivian - Publié en décembre 2021
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Mahamat-Saleh Haroun.PAUL GRANDSARD/SAIF IMAGES
Mahamat-Saleh Haroun.PAUL GRANDSARD/SAIF IMAGES

Le nouveau film du réalisateur tchadien, Lingui, les liens sacrés, dénonce avec force la violence du patriarcat en abordant le sujet tabou de l’avortement dans son pays. Cette œuvre féministe montre la puissante sororité entre les femmes, cette arme de résistance face à la domination, afin d’obtenir le droit de disposer de leur corps.

Après Une saison en France, en 2017, sur les difficultés rencontrées par les personnes migrantes dans l’Hexagone, le cinéaste retourne sur sa terre natale avec son nouveau film : Lingui, les liens sacrés. Sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes cette année, celui-ci raconte le combat des femmes tchadiennes pour disposer librement de leur corps et avoir accès à l’avortement médicalisé, dans un pays où il est interdit par la loi et la religion. De nos jours, à N’Djamena, Amina vit seule avec sa fille Maria, âgée de 15 ans. Lorsque cette dernière tombe enceinte, elle est ostracisée et exclue du lycée. Et est résolument déterminée à ne pas garder l’enfant. Avec le soutien d’autres femmes, sa mère brave l’interdiction et tente de trouver un moyen pour qu’elle se fasse avorter en toute sécurité. Avec ce film féministe empreint de délicatesse...

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