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Portrait

Mehdi Kerkouche
Le casseur de codes

Par CATHERINE FAYE - Publié en juillet 2021
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​​​​​​​À 35 ans, cet artiste PLURIDISCIPLINAIRE redonne du souffle à la création.

JULIEN BENHAMOU
JULIEN BENHAMOU

LES CONFINEMENTS successifs n’auront pas eu raison de lui. Jamais il n’a cessé de se répéter la maxime de la prodigieuse chorégraphe Pina Bausch : « Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus. » Porté par cette énergie, en pleine pandémie, le jeune metteur en scène a posté sur Instagram une vidéo, devenue virale, montrant des danseurs en mouvement, chacun depuis chez soi. Il ne s’attendait pas à ce que cette publication l’amène si loin. Joint par la directrice de la danse de l’Opéra national de Paris, Aurélie Dupont, Mehdi Kerkouche, venu du monde du hip-hop, a été invité à signer une pièce pour la compagnie légendaire. Un rêve d’enfant. Qui a germé en banlieue parisienne, dans une famille algérienne, où sa mère, voyant en lui une volonté singulière, lui a donné les moyens de se réaliser. Son parcours est fulgurant. Du cinéma aux défilés, en passant par la publicité, il coache des artistes de tous horizons, comme Christine and the Queens. Et gère les mises en scène de grands événements culturels. En 2017, il monte la compagnie EMKA, pour laquelle il chorégraphie Dabkeh, du nom d’une danse traditionnelle au Moyen-Orient, qu’il déstructure en mode hip-hop. Aujourd’hui, que ce soit à l’opéra ou sur les réseaux sociaux, ce passeur, influencé par ses origines berbères, crée des ponts entre danse contemporaine et ballet classique.

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