Mondialisation : à l’ombre des émergents
PLUSIEURS MOIS QUE LES SIGNES se multipliaient. Sans doute un reportage de la BBC au mois de septembre dernier a-t-il définitivement illustré le changement en mouvement dans les mondes émergents. En annonçant « L’Afrique rejoint la course spatiale », nos confrères britanniques saluaient le lancement d’un microsatellitte de conception sud-africaine baptisé SumbandilaSat. Coût de ce programme : 3,5 milliards de dollars. Un « risque calculé » (cette filière devrait créer des emplois) pour le parti au pouvoir, l’ANC. Son président, Jacob Zuma, élu il y a un an à la tête de l’État, a fait le déplacement au dernier Forum économique mondial de Davos. Interpellé à cette occasion par la presse internationale, celui-ci a défendu ses origines zouloues pour expliquer sa polygamie assumée. Échange impensable il y a quelques années. « Certains pensent que leur culture est supérieure à celle des autres, c’est bien le problème que nous avons en ce moment sur cette planète », a-t-il expliqué aux médias. La remarque vaut pour ceux qui penseraient encore que certaines économies industrielles seraient supérieures à d’« autres », comprendre celles que l’on identifiait encore dans les années 1980 comme appartenant au tiers-monde.
Pour rendre plus attractifs les investissements sur ces...