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NTIC en toc ?

Par empontie
Publié le 9 décembre 2014 à 14h54
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LE DÉVELOPPEMENT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES tous azimuts, assorti à la folie des portables, smartphones et autres hystéries sur les réseaux sociaux, s’est emparé depuis un bon moment du continent. Heureusement. L’Afrique est connectée, les cybers pullulent, les cellulaires « frime » se vendent comme des petits pains, coques customisées, dorées ou incrustées de vrais ou faux « diams ». Y en a pour tous les portefeuilles, tous les âges, tous les niveaux sociaux. Les grands-messes sur les bienfaits des NTIC, intranet et consorts étalent leurs banderoles et annonces dans les rues des capitales. On réfléchit sur les bienfaits et les applications variées d’Internet, la création de contenus, de serveurs ceci ou cela… On se réunit non-stop pour l’attribution des marchés de telle fibre optique ou de telle backbone qui sera tirée vers telle frontière, arpentera des mers et des pays… Les ministères dédiés à tous ces nouveaux outils d’aujourd’hui et de demain s’autonomisent, prennent du poids dans les gouvernements, collectionnent de vrais budgets.

Super ! C’est évidemment un méga pas vers la mondialisation. Essentiel. Central. Mais quand même, y a un petit souci… Tout informatiser dans des pays (disons, d’ailleurs, tout juste dans les grandes villes, la plupart du temps…) où les délestages d’énergie sont encore légion, c’est un problème… Et un gros. Car, 9 fois sur 10, zéro info est possible. Pendant des jours. Ajoutez des installations internet au rabais, ultra-lentes. Ajoutez encore un nouveau monde du tout-portable, qui a rendu le service public et la majeure partie des secrétaires allergiques au bon vieux téléphone filaire… Et vous pouvez vous brosser pour qu’un, deux, trois, ou même 1 000 dossiers avancent. Dans les bureaux, les standardistes, un vieil ordi cassé devant elles, regardent leur fixe sonner durant des heures sans décrocher : « Les gens nous fatiguent ! Ils n’ont qu’à se déplacer… » Cool ! Extraordinaire gain de temps ! Et si vous n’avez pas le bonheur d’avoir le portable du portier, du chargé de ceci ou du manutentionnaire à l’aéroport… Vous êtes mort ! Vive la mondialisation… Mais qui disait qu’avant de courir, savoir marcher, c’est quand même pas si mal ? Quelqu’un de bien, je crois… En tout cas, à méditer d’urgence en cette veille de 2015… Il est temps !