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Olivia Perez

Par Luisa Nannipieri
Publié le 1 juin 2026 à 10h21
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Les collections de Sophia Schaub-Vincent sont écoresponsables et colorées. DRLes collections de Sophia Schaub-Vincent sont écoresponsables et colorées. DRLes collections de Sophia Schaub-Vincent sont écoresponsables et colorées. DR

Les collections de Sophia Schaub-Vincent sont écoresponsables et colorées. DR

Une marque ivoirienne tournée vers les matières durables, capable de conjuguer savoir-faire africains et coupes européennes.

Sophia Schaub-Vincent tourbillonne dans son atelier de Cocody, à Abidjan, entourée des créations qu’elle propose depuis 2014 avec le label Olivia Perez. Elle examine les dernières finitions d’un manteau qu’elle présentera quelques jours plus tard au Marché des arts du spectacle africain: au dos, elle a appliqué un véritable tableau, décoré et rehaussé par la couture. L’effet est étonnant, tout comme celui d’une veste noire, à la coupe classique, recouverte d’un patchwork de fleurs en wax découpées à la main, puis fixées avec des broderies de perles. Ce travail, qui a demandé cinq semaines, est un condensé de la philosophie de Sophia: se laisser guider par les matières et les mélanger sans hésiter, dans le but de créer des pièces qui caressent les formes, les camouflent, tout en les valorisant à travers des coupes occidentales structurées, qui ont du peps, mais sont toujours chics. 

Ancienne banquière, inspirée par une mère couturière passée par les ateliers de Givenchy, elle sait reconnaître l’attrait d’un beau tailleur et les tissus nobles européens. Sans oublier pour autant la valeur du raphia ivoirien et des pagnes tissés à la main, qu’elle source aux quatre coins du pays et même au-delà des frontières nationales. Adepte des matières naturelles, elle innove en misant notamment sur des fibres issues des feuilles d’ananas ou de bananier. Pour l’instant, la production artisanale à petite échelle l’oblige à les utiliser en moindres quantités, en les mélangeant avec d’autres tissus. Mais son but est de développer une filière textile responsable en Afrique, ancrée dans le savoir-faire et les matières premières locales. 

Sa dernière collection printemps-été, «Ponts & connexions», mélange ces influences en jouant avec les textures, les volumes et les couleurs, toutes issues de teintures naturelles, telles que l’indigo ou les feuilles d’hibiscus. Pour ce bel orange, elle a dû se tourner vers des artisans burkinabè, plus expérimentés. Et tant pis si cela prend plus de temps: la qualité est le seul principe qui vaut. @olivia_perez_ opulence