Patrick Luabeya : «Nous nous imposons comme un acteur souverain»
La RDC est potentiellement riche de ses minerais. Le cobalt est une matière première incontournable dans le domaine de la transition énergétique. Le président de l'Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS) décrypte la volonté de l'État d'agir sur le marché, afin d'assurer des retombées équitables et profitables pour le pays.
La RDC a décidé de reprendre la main sur la filière des minerais critiques. Et en particulier le cobalt, dont elle assure 70 % de la production mondiale. Régulation, quotas, réserve stratégique, transformation locale, équilibre à tenir entre Washington et Pékin… Patrick Luabeya, président de l'ARECOMS et envoyé spécial du chef de l'État, souligne les enjeux.
AM : On parle beaucoup, depuis quelques années, des minerais critiques, devenus un véritable enjeu de souveraineté. Et aussi un enjeu géopolitique, entre rivalité sino-américaine et volonté d'indépendance des pays producteurs. Quand la RDC a décidé de créer l'autorité de régulation, quel en était le principe fondateur ?
Patrick Luabeya : Cette avancée majeure a fait l'objet de discussions dès l'arrivée au pouvoir du président Tshisekedi Tshilombo. Il a été décidé d'avancer pas à pas. L'ARECOMS a été créée en novembre 2019 et les équipes mises en place en juin 2023. Les substances minérales stratégiques, et en particulier le cobalt, prenaient une place de plus en plus importante en raison de la mise en œuvre de la transition énergétique mondiale. Les trois substances minérales concernées à l'époque étaient le cobalt, le germanium et le coltan. L'idée était de reprendre le contrôle des minerais concernés. Il a d'abord été décidé de modifier le Code minier, afin d'assurer davantage de souveraineté à la RDC sur l'ensemble du secteur. Le pays, en tant que premier producteur de cobalt, ne disposait pas de son propre mécanisme pour organiser, réguler et sécuriser l'industrie minière. L'idée fondatrice était donc de doter l'État d'un mécanisme de régulation capable d'assurer un meilleur fonctionnement du marché, tout en répondant aux défis liés notamment à la fraude, à l'exploitation artisanale non encadrée, à la présence de personnes vulnérables sur certains sites, ainsi qu'à la traçabilité des produits miniers. C'était l'objectif assigné à l'ARECOMS : reprendre la main, mieux contrôler le secteur et assurer les intérêts de la République.
Quand arrivez-vous à l'ARECOMS ?
Je suis officiellement nommé le 30 juin 2023 par ordonnance présidentielle au sein d'une équipe composée de Claude Umba Kabondo, directeur général, et Carelle Mizumi Mapy, directrice générale adjointe. Cela fait donc trois ans que j'occupe cette fonction, tout en gardant ma fonction d'envoyé spécial du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous sommes partis de zéro, pour ainsi dire. Nous avons travaillé avec un certain nombre d'acteurs dévoués, ce qui nous a permis de bâtir une stratégie ambitieuse, dont le premier acte devait évidemment porter sur le cobalt. Nous avons saisi l'opportunité de la baisse historique et malheureuse des cours pour agir, avec le soutien du président de la République, sans qui rien n'aurait été possible. Nous avons ainsi posé les actes qui devaient nous permettre de réaffirmer notre reprise en main de cette filière essentielle.
Le cobalt est donc votre priorité ?
L'objectif stratégique premier est de retrouver notre souveraineté sur les substances minérales stratégiques dans l'ensemble, et particulièrement le cobalt. Le contrôle du cobalt est apparu comme une évidence au regard de la baisse des cours et des implications sur la sauvegarde du secteur en RDC. Nous avons discuté pendant près d'un an avec différents acteurs du marché, ainsi qu'avec des experts nationaux et internationaux, pour maîtriser les dynamiques du marché et identifier les causes de cette situation.
Quelle part de la production mondiale de cobalt représente la RDC ? Et où se situe la Gécamines dans ce processus ?
La RDC représente environ 70 % de la production mondiale. La Gécamines, quant à elle, est une société du portefeuille de l'État, avec des participations dans des sociétés d'exploitation minière, car elle est titulaire de ses titres miniers. De ce fait, elle ne produit pas directement le cobalt, mais elle est un acteur à part entière du secteur. Il est important de relever qu'aujourd'hui, l'ambition de la nouvelle équipe dirigeante de la Gécamines, composée de Deogratias Ngele Masudi, président du Conseil d'administration, et de Baraka Kabemba, directeur général, nommés par ordonnance présidentielle en février 2026, est claire : changer de cap et redevenir un acteur clé, y compris dans la production.
Les principaux acteurs sur le cobalt sont chinois ?
Sur le cobalt, on identifie trois producteurs majeurs : le groupe chinois CMOC, qui détient deux mines, Tenke Fungurume Mining (TFM) et Kisanfu Mining (KFM), une mine cuivre-cobalt à très grand potentiel ; ensuite, les Suisses de Glencore, avec Kamoto Copper Company (KCC) et Mutanda Mining (MUMI) ; enfin, le groupe kazakh Eurasian Resources Group (ERG), avec un actif important nommé Metalkol. À la suite des récents investissements du groupe CMOC en RDC, on peut considérer qu'il est aujourd'hui, de loin, le premier producteur de cobalt.
Pourquoi le cobalt voit-il son cours baisser de manière historique au moment où vous arrivez ? Le prix de la tonne est passé de 50 000 dollars à 20 000 environ ?
Le cours du cobalt a atteint son plus bas niveau historique en janvier 2025, aux alentours de 21 000 dollars la tonne, sous l'effet de la surproduction de cuivre. Il est important de rappeler que le cobalt est un sous-produit du cuivre. La demande étant de plus en plus importante, les sociétés minières opérant en RDC ont augmenté leur capacité de production de ce métal, causant inévitablement une augmentation du cobalt produit. Ce niveau de l'offre de cobalt ne reflétait pas la progression de la demande mondiale, restée relativement stable. C'est donc la loi du marché qui a eu une influence sur le cours. En outre, cette baisse du cours affectait directement la pérennité et le développement de notre industrie locale, d'où l'importance pour l'État congolais de capitaliser sur sa position et d'assurer sa mission logique de régulateur de ce minerai critique.
Quelle est la première mesure qui s'impose pour ramener le prix à un niveau normal ?
Je tiens à préciser qu'il ne s'agissait pas ici d'impacter uniquement le prix, mais plutôt d'assurer un équilibre durable entre l'offre et la demande de cobalt, le prix devenant ainsi une conséquence de l'équilibre. Il est évident que la hausse du cours est l'une des conséquences des mesures qui ont été adoptées. La première mesure a fait l'objet d'un grand débat entre personnes autorisées. La question était : comment sauvegarder notre industrie ? Deux options se dégageaient. La plus radicale : suspendre complètement les exportations, avec pour conséquence première une perte de revenus pour l'État. La seconde : imposer des quotas, donc une régulation classique. Après avoir procédé à une analyse de tous les paramètres, il était évident que la suspension pure et simple des exportations était la décision à prendre à court terme. C'était un geste très fort. Notre technostructure n'étant pas encore assez mature pour supporter un système de quotas, il existait un risque que ces derniers soient négociés entre acteurs, ce qui aurait jeté le discrédit sur notre politique de régulation, mais aussi sur notre pays. En suspendant les exportations, en revanche, nous avions un effet considérable, tout en disposant du temps et des moyens permettant de définir des mécanismes de contrôle efficaces pour l'avenir et de mieux cerner les dysfonctionnements. Cette décision lourde de sens a été soutenue par le président de la République, ainsi que par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, et le ministre des Mines de l'époque, Kizito Pakabomba. De plus, toute l'administration, toutes les autorités publiques se sont alignées sur cette décision majeure.
Comment se passe le blocage ?
Le 22 février 2025, la décision de suspendre les exportations de cobalt est arrêtée. Cela a évidemment été un séisme, surprenant tous les acteurs du secteur. Il convient de préciser que cette décision inédite pour la RDC, qui n'était jusque-là jamais intervenue sur les marchés, est accueillie avec beaucoup de scepticisme. Personne ne croyait l'État capable de prendre une décision aussi forte, et encore moins de s'y tenir. Mais nous étions préparés. Une telle décision, qui a fait face à toutes les résistances possibles, ne pouvait aboutir qu'avec le soutien entier du président de la République, qui a joué un rôle majeur dans son application, car il lui tient à cœur de restaurer l'autorité de l'État, notamment sur le secteur minier, tout en reprenant notre place de choix au niveau international.
Plus un gramme de cobalt ne sort, ni par les ports ni par le train ?
Rien ! Nous avons décidé d'une suspension des exportations de quatre mois, avec la possibilité d'un renouvellement, une possibilité que nous avons exercée. Et parallèlement, nous élaborions les fondements de la phase suivante, celle de la politique des quotas.
Que se passe-t-il au niveau des prix pendant cette fermeture complète ?
La réaction des marchés n'a pas été immédiate, car les acteurs doutaient de l'application de la mesure suspensive des exportations. Au bout d'une dizaine de jours, le marché a commencé à prendre conscience de la volonté de l'État de réguler ce secteur en observant la cohérence des actions du gouvernement. Certains acteurs de la filière, inquiets, nous ont approchés pour exercer une influence sur les décisions prochaines. Ils ont vite compris que cela n'était pas possible.
Où en était le prix à la fin de ces premiers quatre mois de suspension ?
Il s'élevait à près de 35 000 dollars. Il y avait donc déjà une belle remontée à ce moment-là. Mais l'objectif principal de rééquilibrage du marché était loin d'être atteint. Il restait énormément de stocks à écouler à l'extérieur de la RDC, ce qui a été un facteur déterminant à la prolongation de la suspension de trois mois. Stupéfaction, une fois de plus : ceux qui imaginaient un exercice de court terme comprennent qu'il y a une stratégie réfléchie qui est en train d'être déployée. Le cours se remet alors à grimper, et nous atteignons plus de 45 000 dollars alors que nous arrivons à sept mois de suspension des exportations.
Cette remontée profite-t-elle aussi aux autres producteurs, en dehors de la RDC ?
Évidemment, les autres pays producteurs de cobalt ont profité de la hausse des cours. Cependant, ces acteurs internationaux, qui représentent environ 30 % du marché, sans stocks significatifs, ont été limités dans leur capacité à en profiter dans la durée. En outre, la décision ayant été préparée dans le plus grand secret, toute opération spéculative a été limitée. Ils n'ont donc pas pu se constituer de stocks supplémentaires, mais ont bénéficié de la hausse des cours, tout comme les producteurs opérant en RDC qui avaient choisi de stocker un peu partout dans le monde. Quoi qu'il en soit, l'ARECOMS a gardé le cap et a décidé de prolonger les mesures de suspension.
Au terme de ce premier exercice, vous mettez en place les quotas ?
Oui, il fallait adopter une approche plus durable et sortir du court terme. Et là encore, nous avons décidé de surprendre : non seulement nous avons imposé des quotas stricts, mais nous les avons également étalés sur deux ans, afin d'offrir aux opérateurs une meilleure visibilité et de renforcer la prévisibilité du marché.
Comment vos partenaires miniers – CMOC, Glencore, ERG – vivent-ils tous ces épisodes ? Sont-ils solidaires du fait de la remontée des prix ou plutôt en opposition ?
Ils font tous partie de la Chambre des mines, donc de la Fédération des entreprises du Congo. Au sein de la Chambre, ils se montrent relativement solidaires. Ce que nous leur disons est simple : « La RDC a consenti des efforts pendant des années en voyant la valeur de son cobalt réduite à presque rien. Et il est normal que toute la filière fournisse un effort de rééquilibrage. » Notre démarche apporte stabilité des prix et prévisibilité. Et c'est précisément cette prévisibilité qui permet à nos partenaires de calibrer leurs investissements, d'ajuster leurs prix de vente et de renouer avec une activité rentable et apaisée. Au bout du compte, tout le monde est gagnant.
À quel moment l'idée de la réserve stratégique s'impose-t-elle ?
Elle émerge après la mise en place des quotas. Il nous fallait être responsables et trouver des solutions pérennes, notamment en raison du volume important désormais constitué en RDC et qui ne pouvait plus être exporté. La réserve stratégique s'impose alors comme un outil potentiel de l'ARECOMS, notamment pour réguler le marché, en mobilisant éventuellement des volumes pour corriger les déficits que la politique des quotas pourrait créer. Et plus tard, lorsque nous aurons développé nos capacités de transformation locale, nous pourrons stocker du cobalt pour nos visées stratégiques. C'est notre façon de reprendre notre souveraineté sur nos substances minérales stratégiques et de nous assurer que c'est l'État congolais, et non plus les entreprises ou d'autres États, qui décide de leur valeur. Évidemment, notre objectif est de maintenir un prix juste à travers l'équilibre du marché. Bien que certains acteurs perçoivent la réserve stratégique comme allant à l'encontre de leurs intérêts à court terme, sur le long terme, tout le monde en bénéficiera.
Où en sommes-nous concrètement, début juillet ?
Le principe est acté. La réserve stratégique est créée. Les actes juridiques, notamment les décrets, et le passage en Conseil des ministres sont faits, avec le soutien du chef de l'État, de la Première ministre, et des ministres ayant les Finances et les Mines dans leurs attributions. La constitution de la réserve stratégique proprement dite est en cours.
Comment finance-t-on une réserve stratégique ? Et où se trouve-t-elle physiquement ?
Il s'agit d'un projet hautement stratégique. Pour cette raison, les modalités de financement, d'acquisition et de fonctionnement ne peuvent être rendues publiques à ce stade. La question de l'entreposage, en RDC et en dehors de la RDC, est particulièrement sensible en matière de sécurité. En tout état de cause, la mise en œuvre de la réserve stratégique se fera dans un dialogue avec les acteurs du secteur minier.
Sur le plan intérieur, qu'est-ce que tout cela – le blocage, les quotas, la réserve stratégique – apporte à l'État ? Et aux citoyens congolais ?
Le premier point concerne la souveraineté sur nos minerais. Être véritablement reconnu comme un acteur, et non plus comme une simple terre d'extraction. Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo l'a clairement réaffirmé dans son discours à la nation, le 30 juin 2026, à l'occasion du 66e anniversaire de l'indépendance. Le second point relève du développement du tissu industriel et de la valorisation locale de la chaîne d'approvisionnement, dont les retombées seront perceptibles à moyen terme. Il s'agit pour l'État de promouvoir la transformation locale des minerais, notamment en attirant de nouveaux investisseurs et en créant des emplois qualifiés, afin de permettre une meilleure redistribution des richesses au bénéfice des communautés locales et des générations futures. Sous l'autorité du chef de l'État, et avec le soutien de la Première ministre et du ministre des Finances, Doudou Fwamba, il faudra capitaliser sur les importants revenus additionnels générés par la stratégie de régulation et les orienter vers des missions structurantes de développement. Le tout avec une exigence stricte de transparence pour l'ensemble des acteurs de la filière, publics et privés. Il faut souligner ici le rôle particulièrement important du ministre des Finances, qui a soutenu la politique de régulation de l'ARECOMS en prenant les actes administratifs, circulaires et arrêtés spécifiques, en bonne intelligence avec le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.
Vous évoquez le volet important de la transformation.
Avec la souveraineté, c'est l'autre pilier de notre stratégie. La transformation permet de créer davantage de valeur, d'impulser un transfert de technologies et de créer des emplois qualifiés pour les Congolais. Le président de la République l'a affirmé clairement : il faut impérativement que la RDC avance sur la question clé de la transformation, y compris pour produire des batteries en RDC. Des projets sont déjà en cours d'élaboration.
L'accès à l'énergie fiable n'est-il pas une limite ?
Effectivement, nous faisons face à des défis. Mais ils ne sont pas insurmontables. Les plus grandes entreprises du secteur cobalt-cuivre ne cessent d'accroître leurs investissements malgré ces difficultés énergétiques. Nous avons un potentiel, il nous faudra l'exploiter. Je pense aux avancées technologiques dans le photovoltaïque, mais aussi à l'hydraulique.
Comment équilibre-t-on, au quotidien, les relations avec la Chine et les États-Unis, deux partenaires importants et pour qui l'accès à ces minéraux critiques est une priorité stratégique?
Dans ce cadre, nous avons clarifié les choses en démontrant aux Américains qu'ils pouvaient revenir au Congo avec une place privilégiée, sans pour autant exclure les Chinois. En l'état, cela se passe très bien. Notre travail, dans ce partenariat, a consisté à rendre disponibles des actifs qui ne pouvaient être disputés. Le président de la République a rappelé à plusieurs reprises qu'il n'était pas question d'exclusivité pour les uns comme pour les autres. Bien sûr, il n'est pas facile d'être « ami » avec toutes les puissances. Mais je pense que nous devons capitaliser sur la multiplicité de nos relations et de nos partenaires pour assurer le développement de notre pays. Nous avons un partenariat stratégique avec les Américains, tout comme un partenariat privilégié avec les Chinois. Nous les invitons à continuer d'investir dans notre pays. Et il se trouve que la RDC a beaucoup à offrir à tous ceux qui veulent contribuer à la concrétisation de la vision de développement du chef de l'État.
La réserve stratégique pourrait-elle s'élargir à d'autres minéraux critiques ?
La Réserve stratégique des substances minérales stratégiques, comme son nom l'indique, est applicable à tous les minerais considérés comme stratégiques en RDC, et non pas seulement le cobalt. Depuis quelques semaines, la liste des substances minérales stratégiques a été étendue. Outre le coltan, le germanium et le cobalt, elle comprend désormais le niobium, le tantale, le tungstène, le lithium, les terres rares et l'uranium. C'est d'une complexité impressionnante, mais la montée en puissance de l'ARECOMS accompagnera celle de la réserve stratégique.
Certains acteurs estiment que le cobalt n'est peut-être pas un minerai d'avenir – surproduction, concurrence des phosphates, technologies innovantes en Chine ou aux États-Unis… – et qu'il faudrait déjà penser un monde postcobalt.
Personne ne nous a attendu pour commencer à imaginer un monde sans cobalt… La question doit se poser autrement : aujourd'hui, en l'état actuel, le cobalt peut-il être remplacé en fonction des applications ? La réponse est non. Le cobalt a des propriétés particulières, notamment en matière de stabilité et de sécurité. On peut lui substituer d'autres solutions, comme le lithium-fer-phosphate (LFP), avec des résultats de plus en plus positifs, mais la question de la stabilité et de la sécurité demeure entière à court, moyen et long termes. Ce minerai, dont le cours avoisine aujourd'hui les 56 000 dollars la tonne, demeure donc l'un des éléments incontournables de la transition énergétique. Nous ne sommes pas devins. Toutefois, nous avons décidé d'agir en faveur des intérêts de la RDC, tant que le monde aura besoin de ce cobalt.